« Qui veut noyer son chien l’accuse de rage », cet adage est vieux comme le monde et le gouvernement de la République Démocratique du Congo n’est pas dupe ni naïf pour succomber aux chants funèbres des cygnes noirs qui pullulent dans les milieux entre autres liés au domaine d’exploitation minière tant convoité par la pire race des rapaces bien identifiables.

Plus royalistes que le roi, certaines ONG (Organisations non gouvernementales) internationales s’arrogent ainsi de répondre des rumeurs des plus fantaisistes par la diffusion des rapports loin de refléter la réalité, mais dont la finalité est de harceler les dirigeants congolais dans l’optique, soit de les fragiliser sans cause, soit de nuire à la réputation du pays. Il s’agit en fait, d’une forme larvée sinon subtile de mener la guerre à la RDC. Qui ne sait pas que la désinformation constitue une arme redoutable quand on veut battre un adversaire, voire même un ennemi ?

Que ne feraient pas des multinationales déterminées à mettre main basse sur le trésor caché que constituent nos innombrables richesses minières ou en obtenir la grosse part sans bourses délier, sinon mener une guerre psychologique au pouvoir congolais!

Il n’est pas du tout étonnant, pas même surprenant d’apprendre à longueur des journées, des affabulation nées de l’imaginaire des spécialistes des allégations mensongères et débitées par des personnes sans qualité ni mandat, des autocensures qui profèrent des incongruités sur des questions dont personnes ne requiert leur avis.

Prenons le cas du domaine minier national, quelles ingérences et quelles interférences ne constate-t-on pas au sujet du processus d’octroi de licences d’exploitation minière et de la vente des intérêts miniers des entreprises commerciales dans lesquelles l’Etat congolais est le seul actionnaire ? On voit pleuvoir des reports, tel le tout récent diffusé par Global Wintnees dont le moins qu’on puisse dire est qu’il est essentiellement fondé sur rumeurs, faute d’informations de qualité puisées à la source.

Contrairement, par exemple, au discours biaisé des ennemis de la République, la Gécamines est la principale société dans laquelle l’Etat détient la totalité des actions, et dont la vocation commerciale en RDC la voue à occuper à nouveau, dans le secteur des mines, une position importante qui va s’affirmer au cours des années à venir. Mais, que ne voilà-t-il pas ce fameux Global Wintess en collaboration avec d’autres ONG lancer une campagne de diffamation visant à ternir l’image de la Gécamines et de la République Démocratique du Congo.

Dès lors, il est normal que le gouvernement congolais lève le ton et puisse réagir vigoureusement contre cette campagne de dénigrement afin de rétablir la vérité bafouée.
Ci-après le communiqué officiel diffusé à cette fin par le ministre Martin Kabwelelu, des Mines : « Une série d’allégations dénuées de tout fondement, a récemment été proférée par plusieurs organisations, et diffusée sans aucune question posée par les medias, au sujet du processus d’octroi de licences d’exploitation minière et de la vente des intérêts miniers des entreprises commerciales dans lesquelles l’Etat congolais est seul actionnaire, à chaque fois à des investisseurs privés de notre pays. C’est avec grand regret que le ministère des Mines doit dire -que les allégations faites et le comportement des ONG qui les font, ne sont que le reflet de leur manque d’informations sur le sujet et d’un double standard.

Le récent rapport publié par Global Witness est un bon exemple de cette diffusion de rumeurs sans fondement. La Gécamines est la principale société dans laquelle l’Etat détient à ce jour la totalité des actions, et dont la vocation commerciale en RDC la voue à occuper à nouveau, dans le secteur des Mines, une position importante qui va s’affirmer au cours des années à venir.

Suivant sa politique, la Gécamines travaille en vue de mettre en valeur ses actifs pour créer des emplois pour les citoyens congolais, et des revenus fiscaux pour le Trésor national.

Dans l’optique d’améliorer sa capacité financière, la Gécamines a élaboré un plan stratégique qui, au cours de ces deux dernières années, a mis en place un programme comprenant la vente d’actifs de faible intérêt afin de gérer sa dette, tout en consolidant en même temps sa position relativement à d’autres actifs.

Ce programme fera en sorte que la Gécamines devienne une entité minière plus forte et plus efficace dans notre pays. Dans ce contexte, à la suite d’un processus complet de due diligence, et suite à l’évaluation de tous les éléments d’actif de l’entreprise par des établissements financiers de renommée
Internationale, certaines participations minoritaires dans les actifs de la Gécamines, ont été cédées à titre onéreux à des prix représentant une prime par rapport à leur évaluation.

Toutes ces transactions ont été réalisées dans le strict respect des dispositions légales, réglementaires et statutaires qui régissent la société. Dirigée par Global Witness, en collaboration avec d’autres ONG, une campagne de diffamation visant à ternir l’image de la Gécamines et la République Démocratique du Congo a été lancée.

Ces ONG attirent l’attention vers l’implication de sociétés off-shore dans le processus d’acquisition d’actifs. Il Y a cependant lieu de considérer que l’usage d’Entités à Vocation Spéciale (EVS) constituées dans les îles Vierges Britanniques (IVB), Bermudes, les lies Caimans ou d’autres pays, est une pratique commerciale courante opérée par les plus grandes sociétés d’exploitations minières mondiales dont : Glencore, BHP Billiton, Anglo American, Xstrata et autres. Ces EVS sont une pratique ordinaire destinée à créer une structure pour des activités ou des investissements particuliers.

Elles permettent de rassembler les actifs et tous les permis et licences dans le cadre d’entités d’investissement indépendantes.

De ce qui précède, toutes les transactions qui ont été faites par la Gécamines, ont respectés les usages en la matière, et à ce titre, elles ont été transparentes.

Toutes les EVS ont subi des examens complets de type KYC et AML et ont entièrement satisfait aux exigences en matière de compétence.

Du reste, la Gécamines a obtenu le meilleur prix possible pour ces actifs au regard de leur évaluation, et c’est avec regret que nous constatons l’incompréhension totale des ONG du secteur d’industrie qui a amène Global Witness et ses affiliés à atteindre des conclusions imprécises et diffamatoires.

Il sied de noter que dans leurs conclusions, Global Witness et les autres ONG’ ont cite nommément Monsieur Dan Gertler et le Groupe la Fleurette comme étant au centre de ces opérations de cession d’actifs.

Pour notre part, il convient de retenir, outre ce qui est développé ci-haut au sujet de différentes cessions d’actifs, que Monsieur Dan Gertier a investi sur le long terme en République Démocratique du Congo à travers ses sociétés, qui a – toujours observe les réglementations et les normes requises.

Le Groupe la Fleurette, s’est associe à d’autres acteur internationaux de l’industrie pour créer un flux d’investissement qui a été d’une importance critique pour le développement de l’industrie locale.

La notion selon laquelle il y aurait quelque chose d’indécent dans le fait que des investisseurs étrangers structurent leurs activités au travers de sociétés constituées dans les !VB est une méconnaissance des pratiques relatives aux opérations dans ce domaine. La RDC souhaite faire des affaires avec ceux qui sont prêts à partager les risques.

Elle souhaite également faire des affaires avec ceux qui veulent s’associer à elle sur la longue ferme, pour le bénéfice du pays et du peuple congolais. L’année 2012 est une très bonne année pour l’industrie minière, et 2013 sera une année record pour Ie développement du secteur minier du pays ».

ACP


(TN/Milor/GW/Yes)