Chassés de Brazzaville comme des mouches d’une plaie infectée, les Congolais originaires de la RDC qui ont rescapé aux explosions du quartier Mpila vivent en plein air à côté de l’Hôtel de ville de Kinshasa.

Et cela, malgré les pluies torrentielles qui s’abattent chaque jour sur la capitale congolaise. Mais cela ne semble pas préoccuper le gouverneur de la ville, André Kimbuta Yango.

Onze familles des Congolais sinistrés de Mpila (Brazzaville) passent la nuit sous les arbres en face de l’entrée secondaire de l’Hôtel de ville de Kinshasa. Ces nécessiteux ont affirmé le jeudi 10 mai 2012 à Radio Okapi qu’ils sont abandonnés par les autorités congolaises depuis leur arrivée dans la capitale, le vendredi 4 mai 2012.

Selon eux, ils sont rentrés à Kinshasa suite au traitement discriminatoire dont ils ont été victimes après les explosions de Mpila. « Nous sommes tristes. A Brazzaville, les sinistrés de la République du Congo étaient mieux soignés que nous qui sommes ressortissants de la République démocratique du Congo. Nous nous sommes décidés de rentrer chez nous. Mais nous sommes abandonnés à nous-mêmes et nous vivons dans la mendicité avec nos femmes et nos enfants », a déclaré un des ces malheureux.

Pour rappel, une série d’explosions avaient eu lieu le dimanche 4 mars 2012 au quartier Mpila de la ville de Brazzaville, faisant 146 morts et plus de 1 500 blessés. A l’issue de ces détonations, c’était la débandade et la désolation. Comme conséquence, des centaines d’enfants se sont séparés de leurs familles.

Par rapport à cette situation, le gouvernement du Congo d’en face avait promis d’allouer 6 000 Usd à chaque famille sinistrée. Curieusement, les ressortissants de la République démocratique du Congo ont été chassés des sites d’hébergement dans leur pays d’accueil.

Ils se sont donc décidés de retourner dans leur pays d’origine et demandent aux autorités de la République démocratique du Congo de leur venir en aide. Car, disent-ils, ils ont longtemps vécu à l’étranger et ne parviennent pas à se retrouver.

Au vu de cette situation, l’opinion voudrait savoir ce que le ministère des Affaires sociales a fait en faveur de ces hommes, femmes et enfants qui dorment aujourd’hui à la belle étoile.


Aussi, ce cas semble concerner le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango. Mais l’impression qui se dégage est que le patron de la ville de Kinshasa et son gouvernement provincial ne s’en émeuvent même pas.

Le Potentiel


(CL/Yes)