Mme Jeannette Kavira, ministre de la culture et arts a eu lundi, dans son cabinet de travail, avec les experts de l’UNESCO et les journalistes culturels, une séance de travail devant aboutir à l’élaboration d’un document de la politique culturelle nationale. Mme Kavira a relevé que la RDC est « l’un des rares pays africains qui n’a jamais élaboré son programme d’action culture! Alors que, associée à l’UNESCO depuis longtemps ». Elle a souligné que son ministère a « navigué comme un bateau sans phare dans un grand océan ».

Ce document, renchérit-elle, est d’une grande importance stratégique, du fait qu’il déterminera la vision de la politique culturelle de la RDC et définira en même temps « comment le pays compte organiser son développement culturel ». MM. Francisco d’Almeida et Bernard Boucher, experts de l’UNESCO, ont posé avec les journalistes culturels de la RDC, le diagnostic par rapport à la culture souvent « assimilée au loisir et surtout à la musique ».

Selon ces experts, le media a un rôle prépondérant pour « déconstruire cette image restreinte et précaire de la culture». M. d’Almeida a rappelé que, c’est grâce à cet appui technique et méthodologique de l’UNESCO, ‘que les acteurs culturels ainsi que le gouvernement doivent penser aux outils à mettre en place pour que le pays puisse en tirer le grand profit et contribuer à la réduction de la pauvreté ».

Ces experts ont remarqué une effervescence artistique, un grand dynamisme des acteurs culturels privés et beaucoup d’initiatives qui nécessitent un « cadre d’accompagnement qui puisse donner lieu à une professionnalisation ». Plusieurs experts et personnalités du monde culturel seront associés à ce travail délicat dont la durée est estimée à soixante-trois jours.

L’Unesco engagée à accompagner la RDC dans ses initiatives d’éducation de la petite enfance

Le Bureau de l’Unesco à Kinshasa, a réaffirmé son engagement à accompagner la RDC dans ses initiatives d’Education pour tous de développement et de protection de la petite enfance, a déclaré lundi, M. El Hadji Meissa Diop, au nom de la représentante de cette institution onusienne, au cours du lancement de la semaine mondiale d’Action en faveur de ces initiatives. M. El Hadji a indiqué que la qualité de la protection et de l’éducation offertes aux jeunes enfants dépend des politiques et dispositions relatives notamment à la santé maternelle, à la famille et à la réduction de la pauvreté.

« Pour jeter les bases d’une éducation de qualité, il est important de planifier toutes les interventions de la période prénatale jusqu’à 15 ans, la période de 0 à 8 ans étant considérée comme la période décisive pour un apprentissage réussi », a expliqué le représentant de l’UNESCO. Dans cette perspective il a relevé les progrès  réalisés dans ce domaine par l’Unesco, à travers ses différents démembrements.

Ces progrès ont permis l’élaboration d’une nouvelle analyse critique des politiques existantes à l’aide d’un outil méthodologique. Ils ont aussi permis la promotion d’un dialogue politique entre les parties prenantes pour créer des synergies, entre les différentes visions et des orientations ou actions stratégiques de l’Etat.

ACP


(DN/TH/GW/Yes)