Reçu en audience le mardi 27 mars 2012 par le ministre des Finances, Matata Ponyo Mapom, le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, s’est dit satisfait du travail abattu par le ministre congolais des Finances dans la réorganisation du circuit d’encadrement des recettes publiques.

Selon lui, la discipline insaturée par le ministre Matata «a permis l’augmentation des recettes de manière très sensible. C’est un point très important qui signifie qu’on peut lutter contre la fraude, on peut mieux organiser le département de manière professionnelle».

Après avoir été, pendant plus de dix ans, ministre des Finances du Royaume de Belgique, Didier Reynders n’est donc pas empêché, en bon financier, de reconnaître le mérite de Matata Ponyo pour une gestion efficiente et rationnelle des finances publiques.

Il a aussi reconnu les efforts porteurs qui ont conduit à la stabilité du cadre macroéconomique et la maîtrise de l’inflation. Mais, au-delà de ce qu’il considère comme acquis, à savoir la stabilité du cadre macroéconomique, il a invité le gouvernement, par l’entremise du ministre des Finances, de multiplier des efforts pour garantir la sécurité juridique, seul préalable pour attirer les investissements étrangers. Toutefois, il a avoué que depuis un temps, la RDC «a démontré sa volonté de se transformer».

Outre des points portant sur les finances, Matata Ponyo a également fait, avec son interlocuteur, le point du processus électoral. Se refusant à tout commentaire sur l’issue du scrutin couplé du 28 novembre 2011, le ministre belge des Affaires étrangères a toutefois transmis le vœu de la Belgique qui est celui de voir la RDC se doter d’institutions réellement démocratiques pour enraciner la jeune démocratie.

C’est donc pour réaffirmer que la Belgique va apporter un appui de trois (3) millions d’euros au budget 2012 comme soutien à l’organisation en RDC des élections provinciales et locales. Cependant, il s’est interrogé sur le travail réalisé par la CENI, relayant, à ce sujet, les inquiétudes de la communauté internationale.

120 millions D’euros Par an

120 millions d’euros. C’est le montant que la Belgique consacre par an dans le cadre de la coopération avec la RDC. «Nous avons en permanence ces dernières années un budget de la coopération au développement qui dépasse les 120 millions d’euros par an pour la RD Congo», a indiqué Didier Reynders, soulignant, par ailleurs, que la RDC a bénéficié d’une annulation de 100 millions d’euros dans le cadre de l’Initiative pour l’effacement de la dette des pays pauvres très endettés.

Se félicitant de bons rapports entre les deux pays, il a appelé au renforcement de cette coopération en matière de sécurité, défense, services de police, de santé pour mieux organiser les mutuelles de santé, ainsi que l’organisation des campagnes de prévention contre certaines maladies comme le Sida.

«Il y a énormément de chantiers qui sont en train de se terminer ou qui s’ouvrent devant nous pour renforcer la dynamique économique de la RD Congo», a dit le chef de la diplomatie belge, tout en insistant sur la nécessité de «travailler au bien-être de la population».

Car selon lui, si on développe l’activité économique à travers l’agro-industrie, la transformation des produits au Congo, ce sont des retombées en matière d’emplois, de développement économique, de progrès social pour l’ensemble de la population. «Ceci ne peut que stabiliser le pays, y compris sur le plan sécuritaire», a-t-il indiqué.

A noter que la RDC demeure, à en croire Didier Reynders, le premier partenaire de la Belgique.

Le Potentiel


(CL/PKF)