La somme de 186 millions d’euros de l’Union européenne, soit 245 millions de dollars Us va permettre la réhabilitation d’infrastructures prioritaires, l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement dans le domaine de la santé, à savoir la santé mère-enfant, ainsi que la protection des forêts de la Rd Congo, capital inestimable de l’humanité pour faire face au défi du changement climatique.

Le cabinet du ministre des Finances a abrité hier mardi 13 mars la signature de cinq conventions destinées à accompagner la Rd Congo dans la voie du développement. Le Gouvernement de la Rd Congo était représenté par Matata Ponyo et l’Union européenne par Jean Michel Dumond, respectivement ministre des Finances et Ambassadeur de l’Union européenne. C’était en présence des ministres sectoriels des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction et celui de l’Environnent, Conservation de la Nature et Tourisme. Signalons aussi la présence du Coordonnateur de la COFED et d’autres invités de marque.

En effet, les Congolais font depuis longtemps le rêve de quitter Kinshasa en voiture et d’atteindre Lubumbashi ou Bukavu, en passant par le Bandundu et les Kasaï. L’Union européenne travaille à la réhabilitation et la modernisation de la route nationale n°1 depuis plusieurs années. Il s’agit en effet d’une liaison prioritaire, stratégique pour le développement de la Rd Congo.

Voilà qui a poussé le ministre des Finances à dire que la signature de ces cinq conventions témoigne le renforcement de partenariat entre la Rd Congo et l’Union européenne: « 186 millions d’euros, c’est quand même beaucoup. Nous sommes au courant que l’encours du financement en faveur du développement témoigne de la volonté de l’UE d’accompagner la Rd Congo », dit-il.

Il a rassuré l’UE de l’engagement de la Rd Congo de renforcer ce partenariat et de tirer profit pour la bonne gouvernance dans la gestion des fonds publics. Il a aussi rassuré d’oeuvrer dans la consolidation de ce partenariat et à la recherche des résultats.

L’UE déterminée à accompagner la Rd Congo

Faisant le bilan de son séjour de quelques jours à Goma, Jean-Michel Dumond dit avoir vu comment la voirie est inexistante et la population vit au quotidien avec des nuages de poussière. Les travaux de bitumage, d’aménagement des ronds-points, d’assainissement, de signalisation et de construction des trottoirs dureront 24 mois et permettront ainsi l’ouverture des routes en 2014. « Cette réhabilitation permettra à la ville de Goma, de jouer pleinement son rôle de pôle économique local et régional, ainsi que de porte privilégiée d’accès à la région des Grands Lacs

Elle stimulera l’économie locale et facilitera l’acheminement des produits vivriers vers les centres de consommation. L’ensemble de ces réalisations aura sans aucun doute un impact positif fort sur le climat social et sécuritaire de la région. Il sied de souligner que la réhabilitation de la route Batshamba-Pont Loange facilitera les liaisons entre les provinces du Bas-Congo, de Kinshasa, du Bandundu, et du Kasaï-Occidental. Longue de 114 Km, cette route asphaltée prolongera les tronçons déjà réalisés par l’UE sur la route national n°1, à savoir les trajets Kisantu-Kinshasa et LufimiKwango, ainsi que la reconstruction des ponts sur les rivières Lufimi et Kwango.

La santé, et en particulier l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement en ce domaine est une priorité de l’UE en Rd Congo. L’appui à la formation dans le secteur forestier et au reboisement en Rd Congo permettra au ministère de l’Environnement de jouer pleinement son rôle de mise en place des politiques d’adaptation et atténuation des problèmes liés au réchauffement climatique. La Facilité de coopération technique permettra d’assurer l’exécution efficace des programmes financés par l’Union européenne.

Comme on peut bien s’en rendre compte, l’UE est décidée à accompagner la Rd Congo dans sa marche vers la paix et la stabilité retrouvée, le développement durable au profit de sa population, l’enracinement de la démocratie et des droits de l’homme. D’autant plus que depuis 2008, les dons de l’UE en faveur de la Rd Congo dépassent un montant de 1 milliards d’euros (soit 1,3 milliards de dollars). Un montant, qui d’après la délégation de l’Ue, ne constitue pas un endettement supplémentaire.

Jean-Marie Nkambua/L’Avenir


(DN/TH/GW/Yes)