L'ONG « Journalistes en danger (Jed) » rapporte que le directeur de publication de « La Tempęte des Tropiques » ainsi que 4 autres membres de la rédaction ont été arrętés hier męme dans la matinée et sont actuellement gardés par la police ŕ Kinshasa. Aucun autre détail n'est donné, ni sur le motif de l'arrestation ni sur les conditions de leur détention.
Le Directeur de publication du journal « La Tempęte des Tropiques » M. Raymond Luaula a été cueilli hier jeudi vers 7 heures du matin ŕ son domicile sur Bay Pass ŕ Lemba Salongo par des agents des services spéciaux de la police. Dans le lot, les journalistes Bamporiki Shamira, Hiller Mutulua, ainsi que le responsable du service commercial et un agent du męme service ont été également appréhendés, les uns au point de distribution de Matonge et les autres ŕ leurs domiciles respectifs. Selon une dépęche de l'ONG JED « Journalistes en danger » répercutée par l'AFP, et confirmée dans la soirée par la Voix des Sans Voix, les 5 membres de la rédaction de la Tempęte des Tropiques sont gardés ŕ Kin Mazičre dans la Commune de la Gombe, et que l'un d'entre eux porterait une blessure ŕ la tęte.
Aucun détail n'a été fourni quant au motif de leur arrestation, ni sur les conditions de leur détention. On ne sait pas non plus s'ils ont été transférés ŕ un autre endroit ou non. L'opinion croit cependant que l'arrestation des confrčres de La Tempętes des Tropiques pourrait avoir des liens étroits avec les écrits du journal de ces derniers jours. Hier, une source apparemment bien informée a laissé entendre que Raymond Luaula et ses compagnons d'infortune étaient recherchés par les services depuis quelques jours ŕ cause notamment de l'article sur le décret présidentiel portent fixation du SMIG, qui n'aurait pas été apprécié par le pouvoir en place.
Mais la VSV affirme dans un communique publié hier soir que M. Raymond Luaula pour sa part doit s'expliquer sur l'article intitulé: « Kinshasa a frôlé la catastrophe » qui a fait la manchette de ce journal de ce mercredi 10 juillet. La VSV souligne en outre que M. Luaula n'est pas auteur de l'article incriminé. Tandis que l'auteur du męme article. M. Bamporiki est lui aussi aux arręts. La rédaction du journal qui doit sans doute, ętre encore sous le choc n'a donné aucun détail. On ne sait pas non plus si les journalistes arrętés ont été relâchés dans la nuit d'hier. La corporation pour sa part espčre, comme l'ont exigé JED et la VSV, que tous ces confrčres recouvriront le plus rapidement leur liberté d'action et de mouvement.
Last edited: 07/05/2006 00:17:49