Nous avons annoncé dans l'édition de l'Avenir n° 1547 de jeudi 04 dernier, la comparution de M. Jeannot Bemba devant le tribunal de paix de Kinshasa dans la commune de la Gombe. Le ministčre public le poursuit pour faux et usage de faux dans une affaire immobiličre qui l'oppose ŕ M. Van Bever. Ce qu'il faut retenir, c'est que M. Jeannot Bemba est poursuivi suite a une requęte du parquet général prés la Cour d'Appel de Kinshasa ŕ Gombe. L'audience prévue pour 5 juillet vendredi n'avait pas eu lieu. Elle a été renvoyée au 18 juillet prochain.

Au cours de cette audience ratée, le tribunal de Paix de la Gombe de Kinshasa, siégeant au premier degré en matičre pénale, a pris en compte la requęte des avocats de M. Jeannot Bemba réclamant le renvoi de l'audience ŕ trois mois. Le seul motif avancé par les défenseurs du patron de Scibe-Congo est que leur client est malade.

« Le client est toujours dans l'incapacité de comparaître devant le juge », ont déclaré les avocats de l'accusé. Par ailleurs, l'attestation médicale produite ŕ cet effet a été simultanément contesté par les avocats de la partie civile, du fait qu'elle est signée par un médecin appartenant au Centre médical de Scibe- Congo, l'entreprise de M. Bemba. Le signataire de ce certificat médical n'est autre que le docteur Kitenge.

La partie civile a contesté le certificat médical parce qu'il portait la signature d'un seul docteur. Selon eux une attestation médicale doit ętre signée par trois médecins de l'Etat pour avoir une valeur légale. « Le docteur Kitenge n'est pas dans une position d'impartialité, étant un salarié du prevenu », ont soutenu les avocats de la société civile en affirmant que le prévenu Bemba, depuis mars 2002, refuse de comparaître devant le tribunal. Il se fait porter malade ŕ chaque audience. Pour rappel, selon l'accusation retenue ŕ sa charge, M.

Jeannot Bemba, Pdg de Scibe-Congo, aurait conclu le 27 juillet 2001, un contrat de bail frauduleux entre la société immobiličre Teresin dont il serait propriétaire et un haut cadre de l'entreprise Tabacongo, pour une villa au n° 429 de l'avenue des Nations -Unies au bord du fleuve Congo. Selon le ministčre public, le certificat d'enregistrement de cette villa, détenu par M. Jeannot Bemba Saolona, serait un faux et inconnu des services du cadastre.

Ce certificat n° vol AL. 340 Folio 101, prétendument délivré le 03 janvier 1994, serait postérieur au certificat original délivré le 31 juillet 1986, et qui reconnaît la co-propriété de la męme villa ŕ M. Bemba et ŕ son ancien associé d'affaires, M. Louis Van Bever, un sujet belge. La villa querellée, soutient la source, avait été achetée en 1986 auprčs de la société IBM Congo, en co-propriété par les deux hommes.

M. Van Bever, alors administrateur -général de la société Fnma, appartenant ŕ M. Bemba, y résidait ŕ l'époque, avant d'ętre déguerpi en 1994 par un groupe de militaires de pęchés par M. Jeannot Bemba. Mais M. Van Bever avait pris soin d'emporter avec lui les documents officiels lui reconnaissant ses droits sur la villa. La vérité sera pręchée le 18 juillet prochain au Tripaix de la Gombe ŕ Kinshasa.