Une source proche du secrétariat général de ce même ministère avance le chiffre d’au moins 5000 passeports disparus.

C’est la quatrième fois que l’on signale la disparition des passeports biométriques depuis leur mise en circulation le 1 avril 2009.

Comme dans les précédents vols de ces documents, le ministère concerné a initié une enquête pour tenter de trouver les auteurs.

Mais une source proche du secrétariat général a expliqué pourquoi cette nouvelle enquête n’inspirait pas confiance :

« Pour les précédents cas, des numéros de séries des passeports disparus ont été publiés et transmis dans les ambassades pour leur invalidation. Certaines personnes avaient même été interpellées, mises aux arrêts, mais, s’étaient retrouvées en liberté moins de 5 mois après, et les passeports n’ont jamais été retrouvés ».

Seul le ministère des Affaires étrangères détient la signature et le sceaux pour valider ce document, qui se vend normalement à 195 dollars américains ou à 250 dollars en cas de livraison express. Cette situation accentue la suspicion d’un réseau maffieux qui s’évertuerait dans ce commerce illicite.

Voilà pourquoi, au niveau du secrétariat général du ministère des Affaires étrangères, on réclamerait des enquêtes plus transparentes. 

Le ministre des Affaires étrangères, Thambwe Mwamba, avait indiqué, jeudi 29 juillet 2010 que le lot de mille six cent passeports volés quelques semaines plutôt dans son cabinet émanaient d’un circuit informel.

Les passeports volés ne contenaient pas différents codes secrets du vrai passeport, avait-il révélé.

Radiookapi.net


(TN/Yes)