La nouvelle vient d’être portée à la connaissance du public par M. Claude Muntu Potshika, directeur général de Albatros Oil DRC au cours d’un entretien avec la presse.

Pour le moment, a-t-il dit, son entreprise est liée au gouvernement congolais par un protocole d’accord pour l’exploitation du brut sur le lac Albert, le Graben Albertine, bloc 4 et le Tanganyika. «Nous avons mené des recherches dont les données techniques ont été présentées le mardi 25 octobre au Grand Hôtel Kinshasa», a-t-il ajouté par ailleurs.

Les discussions se poursuivent, et pour convaincre la partie congolaise, le 12 novembre courant le DG de Albatros Oil DRC conduit une forte délégation au Canada et aux Etats-Unis, dans laquelle se retrouveront les membres de cabinet du ministre des Hydrocarbures.

Motif de ce déplacement : se rendre compte des capacités techniques et financières du groupe Albatros Oil. Entre-temps, précise M. Claude Muntu, un projet de protocole d’accord de partage de production est déposé sur la table du gouvernement. Son entreprise attend que s’ouvrent les discussions en matière de partage de production entre le gouvernement congolais et le groupe investisseur.

A combien évalue-t-on la production dans ces blocs où prend pied Albatros Oil DRC ? M. Claude Muntu avance des estimations chiffrées à plus de 33 milliards de barils aussi bien pour le bloc 4 du Graben Albertine que pour le Tanganyika dans le Nord de la Ruzizi et Kigoma. A en croire le directeur général de Albatros Oil, cette production serait bien au-delà de celle de la Libye.

Un investissement de plus de 700 millions usd

Et pour cet investissement, Albatros Oil se propose d’y injecter, en phase de prospection pour les deux premières années, un peu plus de 700 millions USD. Et dès que la prospection est concluante, le groupe investisseur s’amènera avec plusieurs milliards de dollars pour la phase d’exploitation. Toutefois, M. Claude Muntu se fait distrait sur le chiffre total de cet investissement.

D’autre part, si les pétroliers sont réputés pollueurs des écosystèmes, Albatros Oil DRC mettra, pour sa part, en œuvre une politique environnementale et sociale qui préserve les écosystèmes et prend en compte le social des populations congolaises. D’où la dénomination Albatros, symbole de cet oiseau rare protégé par Greenpeace.

«C’est déjà pour dire que Albatros fait attention à la biodiversité», a-t-il affirmé en substance. Aux Etats-Unis, a-t-il poursuivi, son entreprise fait partie du mouvement des verts, avec Greenpeace. C’est aussi la raison pour laquelle Albatros ne s’est pas intéressée aux autres blocs du Graben Albertine se trouvant littéralement dans les parcs. Alors que le bloc 4 est en plein lac. La spécialité de Albatros, c’est extraire du brut dans les eaux profondes en minimisant les risques de dommages sur la biodiversité.

Le Potentiel


(CL/PKF)