Accusé au Tribunal de paix de la Gombe pour usage de faux, M. Bemba Saolona, homme d'affaires se trouvera le vendredi 5 juillet prochain dans le box des accusés. Il est reproché ŕ M. Bemba Saolona l'usage du certificat d'enregistrement n° vol AL 340 folio 101 délivré ŕ la société TERESIM.
Bemba Saolona se retrouvera, vendredi 5 juillet prochain dans le box des accusés au Tribunal de paix de la Gombe, L'homme d'affaires y est accusé d'usage de faux. Selon l'énoncé de la plainte, il est reproché ŕ M. Bemba Saolona usage du certificat d'enregistrement n° vol AL 340 folio 101 délivré ŕ la société TERESIM en date du 3 janvier 1994 alors qu'il existait déjŕ un certificat d'enregistrement vol A 253 folio 61 du 31 juillet 1986 pour la villa située au numéro 4423 de l'avenue des Nations Unies dans la commune de la Gombe. Cette villa fait-on savoir, est une propriété de la société FNMA -Détail appartenant ŕ MM Bemba Saolona et Louis Van Bever.
On indique ŕ ce stade de l'affaire que ce n'est pas encore la plainte de M. Van Bever qui est instruite, mais c'est plutôt le ministčre public qui s'est saisi du dossier et poursuit Bemba Saolona pour « usage de faux ».
On rappelle que Bemba Saolona et Van Bever, tous deux associés dans FNMA-Détail, avaient acquis cette villa le 31 juillet 1986 au prix de 23 millions de Zaďres (ŕ l'époque 1 Zaďre équivalait ŕ 1.533 FB). La convention signée par les deux associés stipulait ŕ l'article 1er que toute décision quant ŕ la gestion l'aménagement, l'hypothčque ou la disposition du bien susmentionné, doit obligatoirement faire l'objet de l'accord préalable et écrit du citoyen Bemba Saolona et de monsieur Van Bever. Il y était également précisé qu'en cas de vente ou de location de la villa, le montant du loyer ou le prix de la vente devaient ętre partagés entre Bemba Saolona et Van Bever ŕ concurrence de 50% pour chacun deux. La convention indiquait en outre en son article 2 : En cas de dissolution de la société, aprčs désintéressement des créanciers, l'immeuble sera retiré en priorité de l'actif social et attribué aux parties en copropriété indivise, chacune ŕ concurrence de la moitié ».
Il semble pourtant, selon les premiers éléments d'information en notre possession, que tel n'a pas été le cas aprčs les déboires connus par FNMA-Détail. A la suite notamment des pillages de 1991 et 1993; Louis Van Bever avait męme du quitter le pays. Son associé aurait, selon toute Vraisemblance, décidé de jouir seul de la villa aujourd'hui litigieuse. Van Bevel parti la villa avait été mise en location par une société du nom de TERESIM qui l'aurait acquise auprčs de M. Bemba Saolona. Mais lŕ aussi, l'affaire semble ętre trčs embrouillée. Pour brouiller les pistes, il fut alors établi, le 3janvier 1994, le certificat d'enregistrement vol AL. 340 folios 101 pourtant non enregistrés au cadastre. Le vrai certificat, lui, était détenu par Van Bever et porte le n° Vol A.253 folio 61.
La villa avait d'abord été louée, en 1993, ŕ l'ambassade d'Allemagne puis depuis le 27 juillet 2000, ŕ la société Tabacongo.
C'est pour tirer l'affaire du nouveau certificat au clair que la justice poursuit M. Bemba Saolona. La premičre audience pour ce dossier inscrit au Tripaix/Gombe sous RP 17220 devait avoir lieu le 21juin dernier mais a été renvoyée au vendredi 5 juillet prochain.