Cent éléments des Forces spéciales de l’armée américaine vont être déployés dans un bref délai en République Démocratique du Congo (Ituru), en République Centra­fricaine, au Sud-Sou­dan et en Ouganda, en vue d’aider les armées de ces qua­tre pays à traquer le chef de la LRA (Ar­mée de Résistance du Seigneur), Joseph Koni, et ses troupes. L’objectif affiché est de localiser ce seigneur de guerre, le capturer, afin de mettre définitivement son mouvement rebelle hors d’état de nuire.

L’initiative vient du président américaine en personne, Barack Obama, qui s’est déclaré, en fin de semaine dernière écoeuré et fatigué de voir les terri­toires et peuples des pays ci-haut cités vivre conti­nuellement dans l’insécu­rité. Selon le locataire de la Maison Blanche, il faut en finir, une bonne fois pour toutes, avec l’instabilité qui caractérise, depuis plus de vingt ans le Nord de la RDC, l’Est de l’Ouganda, le Sud du Soudan et de la RCA. La mission principale de ces troupes américaines d’éli­te, a-t-on précisé, serait de réunir des renseignements fiables sur les sites où se cacheraient Joseph Koni et les rebelles à sa solde. Il s’agirait aussi d’identifier leurs complicités internes dans ces quatre Etats.

Naturellement, la nouvelle a été chaudement saluée dans les capitales des pays concernées, où les diffé­rentes autorités ont promis une collaboration étroite aux soldats américains. Mais l’opinion congolaise est à moitié satisfaite. Elle le serait davantage si Ba­rak Obama, en plus de la chasse à donner à la LRA, prenait la même décision contre les forces négatives qui écument l’Est de la RDC, notamment les FDLR (Forces Démocrati­ques pour la Libération du Rwanda) et la nébuleuse Maï-Maï. Ces semeurs d’insécurité se sentent pratiquement intouchables à cause de l’absence aussi bien de la volonté politique interne que des moyens, militaires et logistiques appropriés pour faire échec à leur « safari » en territoire congolais.

Mais, Fon commen­ce à croire que le pays de l’Oncle Sam, ne va pas s’arrêter au cas Koni et LRA. Il est fort probable­ment qu’après l’étape de la rébellion ougandaise, la prochaine soit celle de la gestion de l’aventure mili­taire des FDLR et des Maï-­Maï. De toutes les façons, l’en­trée en scène des soldats américains dans l’Ituri constitue un sérieux aver­tissement pour toutes les forces négatives qui ont assez tué, violé, volé et pillé dans notre pays, met­tant du coup en péril le pro­cessus électoral en cours.

Kimp./Le Phare

 


(GTM/Milor/GW/Yes)