La protection de l’environnement minier telle que prévue dans le Code minier de la 2002 a été au centre d’un séminaire ouvert le mardi 20 septembre 2011 à Lubumbashi dans le Katanga.

Les organisateurs se sont fixés pour objectif d’informer les acteurs de la Société civile sur la gestion environnementale d’une entreprise minière et ses responsabilités sociales.

Organisée par l’ONG Protection de l’écorégion de Miombo (Premi Congo), cette formation est principalement destinée aux acteurs de la Société civile dans le but de renforcer les capacités des acteurs en gestion durable des forêts dans le cœur vert de l’Afrique. Elle va se pencher aussi sur la part des services publics dans les études et programmes sur la gestion de l’environnement présentés par les entreprises minières.

Les organisateurs espèrent que les membres de la Société civile seront mieux outillés, à la fin de la formation, pour faire le suivi des engagements pris par ces sociétés.

Plusieurs participants ont avoué que la Société civile locale n’est pas suffisamment outillée pour bien jouer son rôle dans le suivi de la gestion environnementale de ces entreprises.

Certains intervenants ont même précisé que la plupart des entreprises minières au Katanga ne veulent pas communiquer leurs engagements environnementaux.

Pourtant, ont-ils indiqué, plusieurs d’entre elles polluent l’environnement, détruisent l’écosystème et les villages où elles sont installées ne bénéficient de rien. Cette situation est encouragée notamment par le fait que, selon eux, l’Etat congolais est «défaillant» en la matière.

Les participants ont recommandé la réforme du Code minier pour donner à la Société civile un pouvoir de contrôle sur la gestion environnementale des entreprises minières.

Les attributions de la DPEM

En effet, le décret du 26 mars 2003 portant Règlement minier a attribué à la Direction de la protection de l'environnement minier (DPEM) la gestion des questions liées à l'environnement de l’investissement minier.

Ainsi, concernant l'instruction et l'évaluation environnementale, la DPEM a pour tâches notamment : d’assurer l'instruction des demandes d'agrément des bureaux d'études environnementales ; d’assurer l'instruction environnementale du plan d'atténuation et de réhabilitation ; de coordonner et participer à l'évaluation des études d'impact environnemental, du plan de gestion environnementale du projet et du plan d'ajustement environnemental.

En ce qui concerne le contrôle et le suivi des obligations environnementales, la DPEM est pour mission de contrôler la mise en œuvre des mesures d'atténuation et de réhabilitation environnementale réalisée par les titulaires des droits miniers et de carrières ; évaluer des résultats des audits environnementaux.

Concernant la recherche et le développement des normes environnementales, la DPEM est chargée de réaliser des recherches sur l'évolution des techniques d'atténuation des effets néfastes des opérations minières sur les écosystèmes et les populations.

A noter qu’à la demande des organisations non gouvernementales œuvrant dans le secteur des ressources naturelles, une cinquantaine des agents et cadres de l’administration des mines ont suivi du 1er juin au 15 juillet 2011 à l’Ecole de formation des OPJ de la Police nationale congolaise de Ndolo (Kinshasa) une formation enfin de lutter contre l’exploitation artisanale et industrielle anarchique des ressources minières qui s’est installée en RDC.

Cette formation, premier du genre, s’est appesantie essentiellement sur les dispositions prévues dans le Code minier de 2001 en rapport avec la protection de l’environnement minier.

Le Potentiel


(CL/Yes)