La prolifération des « Eglises » ŕ Matadi inquičte sérieusement les autorités qui ne savent comment la combattre. Ces « Eglises » naissent sans suivre les normes ni la procédure légale en la matičre et leurs fondateurs se comportent en général de maničre indigne.
La ville de Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo est littéralement prise d'assaut par les sectes religieuses qui poussent chaque jour comme des champignons. Ce phénomčne socioculturel qu'est la prolifération des sectes religieuses n'est pas pręt d'ętre combattu. Il n'épargne aucune commune de la ville portuaire Nzanza, Matadi, Mvuzi. A l'heure actuelle, les autorités provinciales et urbaines en parlent et s'en inquičtent.
L'on persiste ŕ croire ŕ Matadi que la cause de cette pluralité de sectes se trouve dans la conjoncture économique difficile que traverse le pays depuis plusieurs années. Ainsi, certains ont trouvé l'occasion de se faire fortune en créant des « Eglises ». L'argent recueilli sous forme de Mabonza ou offrande et collecte ne sert pratiquement qu'au fondateur et ŕ sa famille.
A Matadi, les soi-disant « Eglise » sont dirigées par des pasteurs, bergers et prophčtes dont le passé reste loin : sorciers, féticheurs et autres charlatans. Ils trompent la population en parlant des miracles, d'enseignements reçus du Saint Esprit. Et ils prétendent ętre les seuls ŕ ętre écoutés par Dieu ou par Jésus de qui ils reçoivent tout.
Par ailleurs, les super-dancings, bars, hôtels, buvettes et maisons de tolérance ont été transformés en lieu de pričre. Il arrive que le męme lieu puisse servir tantôt de paroisse la journée et la nuit de maison de tolérance. Les groupes de pričre de Matadi et aussi d'ailleurs ont pour caractéristique générale de faire du bruit, du tapage nocturne qui est puni par la loi.
Les fondateurs pasteurs, prophčtes et bergers ne veulent ni respecter ni se conformer ŕ la loi, malgré l'insistance des autorités de la place. Un autre aspect négatif des « Eglises » de réveil du Bas-Congo consiste pour les fondateurs ŕ se prostituer avec leurs fidčles du sexe faible, qu'ils parviennent ŕ séduire. C'est lŕ la source de divorces et dislocation des familles, des grossesses incontrôlées et des avortements provoqués. Pour les habitants de Matadi, il est temps pour que le gouvernement mette fin ŕ ce fléau qui ne fait que miner les familles et le pays.