Le couvent des soeurs de Mokali (Kinshasa) a été pillé littéralement par la bande ŕ Kayisala qui a emporté un groupe électrogčne de secours, des bicyclettes, des panneaux scolaire et de l'argent. Aussitôt, la bande a filé avec son butin ŕ travers les ruelles de Mokali.
Au couvent des Soeurs de Mokali, les murs surélevés et la présence réguličre d'une sentinelle âgée de prčs de 60 ans ne constituaient pas d'obstacles majeurs ŕ la bande ŕ Kayisala. Quand ils sont arrivés en avril dernier ŕ Mokali, Kayisala et son groupe ont facilement neutralisé le seul veilleur de nuit. Que pouvait-il contre des brigands armés des FA crachant du feu ŕ chaque détente? Ses flčches et sa machette n'ont servi ŕ rien. Les bandits ont ensuite accédé ŕ toutes les pičces, visité tous les appartements occupés par les religieuses toutes tremblotantes comme de feuilles mortes et arraché un groupe électrogčne des soeurs, des bicyclettes, des panneaux solaires et de l'argent.
Aussitôt, la bande a filé avec son butin ŕ travers les ruelles de Mokali. Il a fallu attendre le 12 mai pour que Kayisala, de son vrai nom Mola Bokwakwa, 35 ans, se manifeste dans les bâtiments désaffectés de l'institut d'enseignement des FAC. Motif de sa visite recruter des militaires pour reconstituer une bande de voleurs ŕ main armée capable de l'accompagner dans ses épopées criminelles. Quelques délinquants ont répondu ŕ cette offre et proposé leur disponibilité.
Une résidence visitée par une bande de malfaiteurs composés d'un sous-lieutenant au nom évocateur d'Ata Ndele qui signifie en français « Tôt ou tard », la nouvelle équipe démarre ses activités au Bon Marché. Dans ce quartier, Kayisala et ses acolytes dévalisent une dame. Pour le coup, un arsenal de guerre est mis ŕ contribution afin de parer ŕ d'éventuels accrochages avec débattue en priorité entre Kayisala les éléments de la Force navale, il s'agit d'une MAG et de quatre FA toutes dotées de chargeur garnis.
A la vue de cet arsenal militaire, la victime et sa famille terrorisées ont exécuté la volonté des brigands. Butin réalisé : un colis de bijoux en or, deux portables Ericsson, une importante somme d'argent, plusieurs appareils électroménagers et divers effets vestimentaire. Les bijoux, a révélé Kayisala aux enquęteurs de la Légion PIR, ont été écoulés au marché Gambela auprčs des jumelles Omba et Shako.
La bande ŕ Kayisala a frappé ŕ Efobanc
Quatre jours plus tard, la bande apprend qu'un voisin de l'Ecole de formation bancaire disposerait de biens. L'information débattue en priorité entre Kayisala et le sous-lieutenant Ata Ndele. Convoqué de toute urgence, le groupe décide d'aller opérer sous le nom de code Efobanc. Une nuit de mai, les brigands débarquent dans le quartier. A pieds, ils longent les avenues. A l'adresse indiquée, tout le monde dort paisiblement.
Soudain, on frappe ŕ la porte. Les bandits se signalent par des menaces. Les victimes cčdent. Kayisala fouille dans les chambres. Pour le butin, ils ont choisi un poste TV Philips, une chaîne musicale, un deck ainsi que d'autres effets de valeur. Dénoncé par un de ses acolytes mécontents du partage, Kayisala est appréhendé. Lors de l'interrogation, il est passé aux aveux samedi dernier, son dossier a été transféré au Parquet prčs la COM.