Selon des sources concordantes, depuis le mardi 14 mai 2002, des populations en provenance du Rwanda sont installées dans le secteur sud du Park National de Virunga, vers la localité de Sake, et commencent ŕ occuper des terres octroyées officiellement par le gouvernement rwandais.
Au moment oů partout ŕ l'Est de la République démocratique du Congo la population accentue les pressions pour obtenir le retrait des troupes rwandaises de cette partie du pays, les autorités rwandaises viennent d'opter pour une nouvelle méthode conquérante, celle de l'implantation des populations venant du Rwanda dans le Parc national de Virunga pourtant déclaré par l'UNESCO Patrimoine mondial de l'humanité.
En effet, depuis le mardi 14 mai 2002, la population en provenance du Rwanda sont installées dans le secteur sud du Parc national de Virunga, vers la localité de Sake, et commence ŕ occuper des terres octroyées officiellement par le gouvernement rwandais.
Des maisons construites en matériaux durables et autres infrastructures sont déjŕ mises en place sur ce site pourtant protégé par l'Unesco. Et le poste de patrouille de l'Institut congolais pour la Conservation de la Nature mis en place sur ce site a été supprimé.
Selon des sources concordante la situation est encore beaucoup plus dramatique et critique ŕ Kirolirwe depuis le męme mardi 14 mai 2002, les autorités rwandaises et les responsables du RCD/Goma sont alliés inaugurer trois bornes fontaines pour la fourniture des tôles pour l'école, des médicaments pour ces gens installés illégalement dans le Parc national de Virunga.
L'on apprend de męmes sources que prčs de 60 camions de vaches, ŕ raison de 50 vaches par camion, ont été transférées du Rwanda vers le Parc national de Virunga oů s'installe une colonie de peuplement en provenance du Rwanda.
Il convient de noter que lors de cette opération d'implantation de la colonie rwandaise au Parc de Virunga, les agents du Projet de Protection et d'entretien dudit parc avalent reçu des menaces de la mort au cas oů, ils oseraient s'opposer ŕ ladite opération avec notamment installation des pancartes indiquant les limites du Parc national de VIrunga.
La consternation de l'ICCN
Réagissant ŕ cette politique de peuplement sur l'une des aires protégées dans les 3 entités politiques de la RDC, la Présidente du comité provisoire de l'institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), Mme Eulalie Bashige Béliruhya s'est dite indignée de la spoliation du Parc national de Virunga qui est pourtant un site déclaré « Patrimoine Mondial » de l'UNESCO.
Il faut noter ŕ cet effet que la Présidente du comité provisoire de gestion de l'ICCN revient d'une mission ŕ Nairobi au Kenya, ŕ invitation de l'Unesco. Celle-ci avait invité les responsables des aires protégées dans les trois entités politiques de la RDC ayant sous leur responsabilité ŕ gestion par l'ICCN des sites du Patrimoine Mondial. Il fallait discuter de la gestion globale de l'ICCN et du Projet UNF/UNESCO/RDC.
Au cours de cette réunion qui s'est tenue du 27 au 29 avril 2002, las participants ont évalué les progrčs réalisés depuis la premičre réunion tripartite et ont considéré la mise en application des décisions conjointes prises en novembre 2000.
A l'issue de ces travaux, les participants ont adopté trois principales conclusions ŕ savoir : la gestion efficace des sites du Patrimoine Mondial. Cela implique de considérer las prises de décision ŕ un niveau national et international, et pas uniquement régional. Car ces sites uniques concernent l'ensemble des activités qui partagent la responsabilité de leur protection pour le bien de l'humanité: La Direction Générale ŕ Kinshasa, les coordinateurs de Beni/Bunia et de Goma et la Communauté internationale au travers de l'Unesco.
Les participants ont également conclu qu'un effort supplémentaire devait ętre fait afin d'obtenir des résultats optimaux quant ŕ la communication et la coordination entre les différents responsables Enfin, les participants ont réaffirmé leur détermination ŕ appliquer toutes les décisions prises ŕ Nairobi.
Il faut souligner que la question du Parc national de Virunga a été largement évoquée ŕ Nairobi. Las participants ont reconnu que ce parc, créé en 1925, perdu son unité, étant contrôlé le RCD/ML (PNVI-Nord) et RCD/Goma pour PNVI-Centre Sud.
La tripartite a réfléchi sur façon de résoudre ce problčme et a décidé de convoquer, grâce au financement de tous las partenaires évoluant au PNVI, une réunion oů se retrouveraient les techniciens, les partenaires ainsi que les Responsables politiques. Cette réunion devait ętre convoquée incessamment.
Malheureusement, toutes ces résolutions et conclusions sont aujourd'hui foulées au pied par les autorités rwandaises qui n'hésitent pas ŕ implanter des colonies de peuplement dans ce parc situé le long de la frontičre Est de la Rdc.
La Rdc doit donc saisir l'Unesco et toutes les organisations internationales de protection de l'environnement pour sanctionner le Rwanda.