Le  Pr. Vincent Lukanda déclare que l’uranium congolais est  célè­bre malheureusement, le peuple con­golais n’en profite presque pas. En bon visionnaire, il compte édifier l’op­inion publique sur l’utilité de l’uranium, c’est à ce titre qu’il tient à rendre le CREN-K (Centre régional d’études nu­cléaire des Kinshasa) compétitif, vi­sible et serviable.

Créée pour soutenir l’effort de guerre de 1940-45, l’administration coloniale avait donné à la République démocra­tique du Congo, alors état du Congo-­Belge, d’un réacteur nucléaire, unique en son genre en Afrique. Il était ap­pelé à cette époque, Réacteur Triga Mark I financé à 100% par l’argent de  l’Etat Congo-Belge.

Une commission consultative était mise à jour par l’Administration colo­niale. Une commission dont la raison d’être avait pour finalité de promouvoir l’application des sciences nucléaires aux techniques et travaux de recher­che axés sur le domaine de l’emploi des radios isotopes et des rayonne­ments.

Il est important de relever ici que le réacteur Triga Mark I ci-des­sous décrit tournait en plein régime au sein du centre nucléaire du nom de Triga (Triga-Congo), d’une puis­sance de 50 Kw.

Vers  l’année 1961, en tant que pays indépendant, la RDC était alors admise à titre de membre influent de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA). En 1963, sur de­mande de la RDC et ses allies de l’Afrique centrale, ladite organisation approuva la nouvelle appellation pas­sant de Trico en centre régionale d’Afrique centrale.

Grâce à l’appui des Chefs d’Etat africains présents à Kins­hasa lors du sommet de l’OUA que cela fut fait. De cette date jus­qu’aujourd’hui, la tendance preste à un demi-échec. Pas des progrès rééls enregistrés. A l’heure actuelle, les tra­vaux de construction du réacteur TRIGA MK I d’une puissance de 1 Mw en mode stable et de 1.600 en mode pulse sont, dores et déjà, entreprise. Commencée le 24 mars 1972 l’inaugu­ration s’est déroulée depuis le 30 mars de la même année. D’ou, le commis­sariat des sciences nucléaires fut remplacé par le commissariat géné­ral à l’énergie atomique (CGEA).

Le CREN-K est un centre pluridis­ciplinaire. De nombreux laboratoires y ont été construits. Car, il fallait à tout prix accroître la capacité de la sûreté et la sécurité nucléaire ainsi que la protection des populations avoi­sinantes. Les recommandations de la mission sur l’évaluation intégrée de la sûreté du réacteur Triga MK 11 du CREN-K sont la lutte contre des éro­sions avec la construction d’un col­lecteur à ciel ouvert autour du site du CRENK ; la stabilisation de la cou­verture végétale et d’un plan de suivi de l’évolution sur le site; la construc­tion d’une clôture autour du centre nucléaire ; l’installation des détec­teurs d’intrusion, d’alarmes et serru­res de sécurité; le renforcement des capacités de gardes et de la fourni­ture des équipements des garde non armés et des éléments de la Police en détachement au CREN-K.

Le personnel du CREN-K s’est ac­cru en qualité et en nombre pour at­teindre 60 chercheurs dont 14 doc­teurs en services, 60 techniciens et 70 agents administratifs. Ce qui dé­montre que le Pr. Vincent Lukanda soutient les cinq chantiers de la Ré­publique initiés par le Président de la République.

Pour confirmer ce qui précède, la recherche est un secteur clé pour le développement d’une nation. Sous d’autres cieux et plus particulièrement dans les pays développés, le secteur de la recherche rivalise d’ardeur avec la politique. Aux Etats-Unis d’Améri­que, la recherche scientifique est perçue, comme la gestion de producti­vité ou de rentabilité appelée « Mana­gement ». C’est-à-dire que les centres et instituts de recherches scientifi­ques publiques ont une dimension économico-scientifique publique qui génèrent des recettes au Trésor Pu­blic.

Cette approche se rallie à celle adoptée par le gouvernement de la République démocratique du Congo à l’endroit de l’Institut national agrono­mique (INRA). Sous la mondialisation et la crise financière internationale, la Recherche scientifique n’est plus un acte isolé d’un seul individu chercheur. Ainsi, donc, la recherche scientifique est une société savante. De ce fait, elle fait partie des secteurs vitaux de la nation, M. Jean Bokoto et le pro­fesseur Vincent Valentin Lukanda commissaire général de l’Energie ato­mique ont valablement remplacé le professeur Savant Malu wa Kalenga.

Anastasie Mukawa Kimina/La Référence Plus


(DN/Milor/CL/Yes)