Au moment où le pays République démocratique du Congo cherche des repères à l’actuel tournant de son demi-siècle, il est particulièrement intéressant de relever comment ses leaders perçoivent la valeur exaltée dans l’hymne national, la Congolaise, notamment dans la stance « Hymne sacré de notre solidarité ! ».

Il est vrai que la RDC en situation de pays post-conflit a des besoins criants que la communauté mondiale est appelée à combler, comme elle s’y attèle d’ailleurs, en signe de solidarité internationale. Mais les aides apportées dans ce contexte ne doivent pas faire une totale substitution de celles que les compatriotes congolais doivent eux aussi être en mesure de consentir.

Il faut saluer à ce propos la campagne menée actuellement en faveur des compatriotes sinistrés de l’incendie de Sange au Sud-Kivu et celle entreprise l’année dernière par la structure tripartite Fondation Mzee Laurent-Désiré, Union des Femmes du Congo-Initiative des femmes pour le développement de la région des Grands Lacs, en faveur des sinistrés de la guerre dans les trois provinces victimes de la guerre à l’Est du pays. L’entreprise de cette structure est conduite, comme on le sait par la présidente de la Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila, ci-devant Mme Jaynet Kabila.

Comment donc engage-t-on les initiatives faisant prévaloir les voies de développement les mieux appropriées auxquels le pays est appelé à recourir avec la participation de ses filles et fils, étant entendu que ceux-ci ne doivent pas continuer à tout attendre de la solidarité internationale ?

C’est ici le lieu d’épingler les actions menées dans ce sens par un leader politique qui se fait remarquer dans un coin du Bas-Congo, précisément dans la ville de Boma, en l’occurrence le sénateur Jacques Mbadu Nsitu. Une unanimité est en train de se faire autour de cet homme, non pas tellement dans le cercle de ses pairs politiques, mais surtout dans le reste de la société dans laquelle évolue cet élu à la Chambre haute du Parlement. Les œuvres sociales à son actif et qui font retenir indiscutablement l’attention sur lui ne sont plus à compter.

En vérité personne parmi la population de la ville de Boma et au-delà dans la province du Bas-Congo, ne nie les actions publiques du sénateur Jacques Mbadu. Et cela ne date pas d’aujourd’hui. Ceux qui l’approchent constatent rapidement son élan d’ouverture et d’intérêt pour le prochain.

Déjà quand il était simple opérateur économique privé, il brillait par sa générosité. Pendant qu’il habitait encore le populeux quartier de Masina, tout noyé dans la marée des Kinois moyens de cette célèbre zone rouge de Kinshasa, il était le voisin qui savait secourir et soulager les indigents qu’il pouvait consoler.

Porté plus tard à la tête de l’entreprise publique Régie des voies maritimes, sa charité ira de plus belle au point que le personnel prit du temps à oublier son éviction du poste qu’il n’avait occupé qu’un laps de temps d’intérim dans cette société. Il en sera ainsi aussi lors de son autre court passage à la tête de la province du Bas-Congo pendant la transition. C’est dire combien les traces et souvenirs qu’il laisse sur son parcours demeurent attachants et indélébiles.

Maintenant c’est un Jacques Mbadu rayonnant de l’auréole de sénateur qui apparaît pleinement épanoui dans son altruisme et émerge ainsi dans le fief qu’il a décidé de se choisir comme patelin et base sociale, à savoir la ville de Boma. L’occasion la plus récente ayant offert le plus d’éclat à ce héraut de la solidarité nationale aura été son implication totale dans l’organisation du jubilé d’or du diocèse de Boma, le 25 avril dernier. 

Il y a à relever d’ailleurs que l’intérêt et les contributions de l’honorable Jacques Mbadu aux œuvres religieuses ont toujours été son violon d’Ingres depuis qu’il s’est porté il y a plus d’une décennie à la direction du très spécial patronat chrétien laïc, ADEC, sigle et abréviation de « Apostolat des dirigeants, entrepreneurs et cadres chrétiens catholiques ». Il s’agit d’une structure très branchée dans les filières de la hiérarchie de l’Eglise catholique en RDC. Toutes les têtes couronnées de l’épiscopat catholique congolais et même au-delà jusqu’au Vatican à Rome connaissent l’animateur principal de l’ADEC.

En s’intéressant donc dernièrement à l’organisation du cadre et des cérémonies du jubilé d’or du diocèse de Boma, le sénateur Jacques Mbadu ne faisait que suivre le sentier tracé de son parcours. Il se fait que dans cette action, l’homme s’est à son habitude consacré entièrement dans l’entreprise au point d’y apparaître encore une fois le principal donateur investi dans l’événement. La plupart d’autres contributeurs qui avaient promis de s’y impliquer comme lui n’ont affiché qu’un profil bas.

La raison de cette rétraction n’aura été que la forte réserve de ces autres contributeurs à délier leur bourse, quelque modeste qu’elle pouvait être, alors que le sénateur Mbadu, s’est, lui, déployé sans compter, allant jusqu’à prendre en charge ce qu’il n’avait pas prévu initialement de soutenir, et que ceux qui y avaient prétendu n’ont plus su réaliser. 

Concrètement, pour la brillante réussite du jubilé d’or du diocèse de Boma tel que célébré dans cette ville, le sénateur Jacques Mbadu s’est occupé de la réfection non seulement de la 1ère cathédrale catholique érigée en 1889 dans cette ville et qui exigeait une restauration de cet indéniable monument historique, mais aussi de la 2ème cathédrale construite celle-là en 1946 en bâtisse type de la panoplie des cathédrales catholiques essaimés dans le cadre de l’expansion missionnaire sous la colonisation à travers le pays après la 2ème guerre mondiale.

Dans la série se comptent de pareilles et imposantes cathédrales telles celles de Kisantu, la Notre-Dame du Congo à Kinshasa et toutes les autres bâties dans les nombreuses cités épiscopales du reste du pays. Beaucoup d’entre elles ont subi les assauts de la barbarie des successives rébellions congolaises. Pour le diocèse de Boma, c’est le sénateur Jacques Mbadu qui s’est distingué dans la restauration des deux célèbres cathédrales de cette ville ancienne capitale de la RDC au début de la colonisation belge avant que Kinshasa ne le devienne plus tard.

Voilà comment, par ses apports substantiels à l’organisation des cérémonies jubilaires, le sénateur Jacques Mbadu a collé son nom à l’épisode de la commémoration du cinquantenaire de la création de l’un des plus importants diocèses de la RDC. Certes, Boma a célébré comme tous ses pairs anciens vicariats apostoliques de l’Eglise catholique au Congo le cinquantième anniversaire de leur érection en diocèse l’année de l’indépendance du pays en 1960, mais ce singulier diocèse garde la particularité d’être le plus vieux, puisque c’est depuis le 15ème siècle qu’il fut érigé tel à la première évangélisation autour des années 1492-1495 par les missionnaires spiritains (Congrégation des Pères du Saint-Esprit).

Le diocèse de Boma s’enorgueillit, en effet, non seulement d’être le plus ancien du pays et par lequel fut lancée l’évangélisation chrétienne en RDC, mais aussi de se présenter en tête de palmarès de production religieuse chrétienne catholique avec six évêques autochtones à ce jour, notamment Mgrs Ndudi (décédé), Mbadu, Mbuka, l’actuel titulaire, Tembo envoyé au diocèse de Budjala, Muaka qui fut primat à Luanda en Angola où il mourut, sans oublier feu Cardinal Malula et Mgr Moke de Kinshasa, puisque ces deux derniers eurent aussi une formation au diocèse de Boma, précisément à son petit séminaire de Mbata-Kiela dans le territoire de Lukula au Bas-Fleuve.

Pour son mérite dans le succès du jubilé d’or du diocèse de Boma, l’Evêque des lieux, Mgr Cyprien Mbuka a rendu un éloge public fort remarqué à la générosité du sénateur Jacques Mbadu en indiquant dans sa déclaration à la cérémonie textuellement ceci : « S’agissant des travaux réalisés, il y a d’une part la réfection de la grande cathédrale et d’autre part la petite cathédrale qui est elle, une œuvre d’art en même temps que la toute première cathédrale de notre pays, travaux effectués grâce à la générosité du sénateur Jacques Mbadu ».

Quant au bienfaiteur concerné lui-même, sans doute que d’aucuns pouvaient vite penser qu’en se livrant ainsi au déploiement constaté de générosité, il nourrirait un dessein inavoué de conquête de popularité auprès de la masse dans une perspective de ralliement électorale, encore que cela soit tout à fait légitime. D’autant que l’homme s’y implique totalement comme personne d’autre ne le fait même à quelque titre concurrentiel. Cela dénote un trait propre à lui.

Interrogé sur le mobile de son étonnant épanchement social, le sénateur Jacques Mbadu n’a pas évité de répondre à la pertinente question. L’élu à la Chambre haute du Parlement pour la ville de Boma indiquera tout simplement qu’il est mû par une conviction profonde de servir et de partage qui le poussent à apporter tout ce qu’il peut pour répondre à une sollicitation lui soumise.

Le sénateur Mbadu laissera entendre que ce n’est pas pour courir vers la politique qu’il s’élance au service et au partage avec le prochain mais que c’est la politique qui suit spontanément et naturellement ses actions sociales. Il y a de quoi admettre que rien n’est aussi conséquent, en effet, que la politique qui est essentiellement dans son bel idéal la gestion de la cité et de la société concerne le service de cette cité et de cette société et donc accapare son artisan.

L’honorable précise en soulignant que : « Ce n’est pas de l’enthousiasme ni du spectacle, mais une conviction pour moi de confesser ma foi par des œuvres. Je ne souhaite pas qu’on confonde ce que je fais en tant que chrétien catholique qui reçois des demandes de l’Eglise par exemple. Si je commence à faire des interventions trop voyantes, il y a risque qu’on me taxe de me livrer à de la politicaillerie en profitant de l’Eglise pour m’attirer de la popularité ».

« En vérité pour moi, il s’agit de conviction de professer ma foi par mes œuvres comme le recommande mon saint patron, Saint Jacques qui a dit que « La foi sans les œuvres est une foi morte ». Le sénateur citera pour attester quelques unes de diverses œuvres sociales à son actif : une grotte mariale à la paroisse Sainte Rita de Matadi-Kibala dans la périphérie de Kinshasa, paroisse appartenant au diocèse de Kisantu, la restauration de la paroisse de Manterne ainsi que celles du Bon Pasteur et de Mama ya Luzingu pour le diocèse de Boma. Les réhabilitations des deux cathédrales du diocèse dans le cadre de son jubilé d’or n’auront été que le couronnement de cette générosité et élan de solidarité.

Il va sans dire que le rayonnement d’un tel acteur et opérateur social aussi avisé ne peut qu’en faire un leader politique très écouté et très convaincant. En témoignent d’ailleurs ses différentes interventions au Sénat ainsi que ses prises de position souvent avérées opportunes et pertinentes sur les questions d’actualité, même s’il arrive parfois que ces positions soient contraires à celles des hommes politiques de sa province, ce qui lui attire du respect et de l’admiration dans les milieux intellectuels et au sein d’une importante frange de la population du Bas-Congo.

Le sénateur s’était aussi fait remarquer dans le débat au Sénat sur la décentralisation et le découpage territorial dont il a conseillé une application par étapes, de même que ceux respectivement sur la rétrocession de 40 % des recettes générées par les provinces, sur la construction du pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville ainsi que du port en eaux profondes à Banana, sans oublier les cas de la révision de la loi sur le petit commerce et des engagements des autochtones dans les entreprises pétrolières au Bas-Congo.

Sur le plan strictement social, il suffit de retenir le surnom lui collé de « Papa social » en signe de reconnaissance populaire pour ses réalisations et interventions en faveur des couches sociales déshéritées pour se rendre compte de l’attachement lui voué dans plusieurs milieux non seulement liés et limités à l’Eglise catholique, mais même au-delà.

Il n’est pas étonnant qu’ayant atterri au parti PPRD pour son positionnement politique, le sénateur Jacques Mbadu soit arrivé à être compté parmi les cadres qui ont été conviés dernièrement à l’université du centenaire organisé à Kisangani en apportant à cette formation politique son sens d’altruisme. Son engagement dans l’élan de solidarité à laquelle il apparaît de plus en plus nécessaire de recourir comme voie de sortie des chemins battus pour le pays ne peut manquer de le pointer parmi les hommes sur qui miser dans les enjeux en perspective. Il y a même un sondage qui l’épingle dans un pré-carré des piliers sûrs à même de rallier un monde qui pèse pour le PPRD.

En réalité la RDC a plus que jamais besoin de promouvoir les valeurs de solidarité véritable dont, comme dit au début, l’hymne national la Congolaise fait même l’éloge, parce qu’il est clair que sans faire prévaloir cet élan de transport vers le prochain au sein de la population, le pays se vautrera toujours dans les égoïsmes qui caractérisent sa classe dirigeante qui n’a pas réussi jusqu’ici à lui insuffler le décollage du développement auquel il est en droit d’aspirer. Voilà une raison profonde de retenir l’attention sur les mérites d’acteurs sociaux de l’acabit du sénateur Jacques Mbadu.

Daniel Nzuzi/MMC


(DN/Yes)