S’adressant aux épouses militaires du camp Kokolo, Collette Tshomba leur a exhorté à ne pas se mettre en marge de l’évolution politique en Rdc, par ailleurs elle a tenu à souligner le rôle combien important les mamans jouent au sein de la société.
En présence de Simon Mboso kia Mputu, ministre honoraire de l’Industrie et premier vice- président de l’Alliance pour le renouveau du Congo (ARC), représentant le président national, Olivier Kamitatu, Mme Colette Tshomba, vice-ministre honoraire des Congolais de l’étranger s’est entretenue avec les épouses des militaires du camp Kokolo, membres de son parti politique. Cette émouvante cérémonie qui a drainé du monde, a eu lieu samedi dernier dans la commune de Bandalungwa.
S’adressant à l’assistance, Mme Colette Tshomba a invité ses interlocutrices à participer à la politique agissante de la République démocratique du Congo, tout en leur rappelant qu’un parti politique est un lieu par excellence d’harmonisation des intérêts de la communauté. Car, a-t-elle dit, la politique permet de rendre possible ce qui est nécessaire. Pour ce faire, elle a épinglé l’exemple du chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange qu’il a permis la réalisation de cinq chantiers, aujourd’hui chose effective à travers toute l’étendue du territoire national la politique constitue donc un acte qui doit concerner tous les Congolais, tous sexes confondus, a-t-elle martelé.
L’élue de la Funa a poursuivi en soulignant que les mamans ont un rôle de premier plan à jouer dans l’édification d’une société démocratique et d’un Etat de droit dans notre pays. Elle a, d’autre part, remercié les mamans de l’Arc présentes à cette rencontre pour leur attachement aux idéaux du parti et pour leur soutien à l’idéologie prônée par le président de la République et relayée par l’autorité de l’ARC, Olivier Kamitatu. La participation de chaque maman dans la marche de notre société est indispensable dans la reconstruction de la RDC, a-t-elle conclu. Sur ce, Mme Colette a invité les mamans de l’ARC à ne pas se mettre en marge de l’évolution politique en cours. Les prochaines élections devront donc préoccuper toutes les mamans au même titre que les problèmes de salubrité, d’insécurité ou encore de lutte contre le sida. Les femmes devraient être politiquement actives et attentives pour participer à la transformation de notre vécu quotidien, du fait que la politique ne se consolide que là où le peuple veille, vigile.
En matière d’élections, l’élue de la Funa a demandé d’être amoureuses du vote utile en recrutant à tous les niveaux de la vie nationale, régionale ou locale, des hommes et des femmes habités par de grandes idées, c’est-à-dire, des personnes mues par idéal d’émergence. La politique étant une affaire de grands esprits, le peuple qui recrute le personnel politique devrait avoir à l’esprit cette évidence, malheureusement souvent ignorée du public.
Bien que leurs maris soient apolitiques, leurs épouses le font à leur place. D’où un choix judicieux pour donner de bons dirigeants à leurs maris et par ricochet à la nation congolaise toute entière, a souligné la vice-ministre honoraire des Congolais de l’étranger. Pour terminer Mme Colette Tshomba a parlé de l’importance de la parité homme femme, avant de les sensibiliser à l’enrôlement et au recrutement de beaucoup de membres devant adhérer à l’Alliance pour le renouveau du Congo
Les Congolais ne sont pas des réfugiés
Prenant à son tour la parole, Simon Mboso kia Mputu a souligné qu’à l’époque de feu maréchal Mobutu, le désordre dans le pays a commencé avec la mort de son épouse. N’ayant plus une conseillère devant lui servir de garde-fou, feu président Joseph-Désiré Mobutu a perdu le nord, dirigeant le pays en naviguant à vue, sans boussole. D’où la débâcle de la République démocratique du Congo. L’orateur a insisté sur l’unité de la famille. Les nombreux divorces enregistrés dans le pays sont à la base des shegues qui pullulent dans nos rues. Ceux-ci sont devenus aujourd’hui des parents de la rue avec leurs enfants qui naissent dans la rue qui véhiculent la haine en lieu et place de l’amour.
Les femmes étant majoritaires en République démocratique du Congo, le premier vice-président de l’ARC a formulé le voeu qu’il y ait beaucoup de femmes députés lors des élections de 2011. Sur ces entrefaites, le ministre honoraire de l’Industrie a invité ses interlocutrices à être des apôtres de l’ARC pour amener beaucoup de femmes au sein du parti. Car, a-t-il dit, l’ARC doit être la tête et non la queue.
Simon Mboso kia Mputu a, par ailleurs, invité les femmes au travail pour que la République démocratique du Congo cesse avec sa politique de main tendue, c’est-à-dire, croiser les bras pour n’attendre que des dons. Les Congolais ne sont pas des réfugiés, a-t-il conclu.
Ensuite, plusieurs femmes se sont succédées à la tribune d’honneur pour poser certaines questions, notamment sur la vente de la pépinière de la commune de Bandalungwa qui a constitué jadis un gagne-pain pour les femmes ménagères. Mme Colette Tshomba a promis de se pencher sur le dossier pour connaître toute la vérité...
Guillaume Nsuami Nienga/L’Observateur
(GTM/TH/GW/Yes)