La Commission européenne a déjà mobilisé, à ce jour, plus de 130.000.000 euros pour réhabiliter les routes en République démocratique du Congo. Une intervention qui s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui à la réhabilitation (PAR II). Cette information a été livrée le week-end dernier par le coordonnateur et ordonnateur national délégué de la Cellule d’appui à l’ordonnateur national du Fonds européen de développement (COFED), Alexis Thambwe Mwamba. C’était à l’occasion de la présentation du rapport des activités de la COFED pour l’année 2009.

Selon Alexis Thambwe Mwamba, PAR II a été initié pour des objectifs précis. Entre autres, la lutte contre la pauvreté, par la préservation des infrastructures. Cela, en rétablissement leur fonctionnement de manière à satisfaire les besoins des populations ainsi que ceux de l’économie nationale. Au total, 130.700.000 euros ont été mobilisés dans le cadre du PAR II. A Kinshasa, les travaux de la voirie sont exécutés avec la brigade de l’Office des voiries et drainage (OVD). Parmi les travaux effectués en 2009, figure l’achèvement des travaux de l’avenue Kabinda. « Les travaux se sont concentrés sur la section comprise entre les avenues Luambo Makiadi et Démocratie », renseigne le rapport 2009.

Le programme comporte deux volets d’interventions. Le volet routes et pistes rurales pour 97,6 millions d’euros et le volet eau potable pour 20,17 millions d’euros. L’objectif spécifique du volet routes et voiries étant de renforcer les infrastructures nécessaires à la mobilité des personnes et à la valorisation de la production agricole. Celui du volet eau et assainissement étant d’améliorer l’approvisionnement.

A noter que le Programme d’appui à la réhabilitation a été initialement financé sur le 7ème FED, avec une convention de financement de 80 millions d’euros. Son enveloppe financière a été portée à 108,65 millions d’euros, suite à un premier avenant signé le 14 décembre 2006 sur le 9ème FED. Un second avenant signé en août 2007 de 22 millions d’euros a fixé définitivement l’enveloppe du programme à 130,7 millions d’euros.

Quant à la route nationale numéro 1, il faut noter que les travaux de réhabilitation de 55 km sur le tronçon compris entre les rivières Lufimi et Kwango ont connu une forte accélération durant l’année 2009. Les travaux ont essentiellement porté sur la reconstitution de différentes couches de la chaussée et la mise en œuvre du tapis d’enrobées.

L’intervention des ONG et autres PME était d’une importance non négligeable. Car, des ONG et PME ont été mises à contribution pour la pose des buses en béton et la construction des dalots sur les routes en terre en cours de réhabilitation par les brigades. « Dans le cas spécifique de Lisala et Kananga, les ONG ont réalisé des travaux en HIMO, en attendant l’arrivée du matériel. Sur le tronçon revêtu Sonabata – Kinshasa – N’Sele, le désherbage et le curage ont été systématisés par la mise en place des contrats d’entretien avec des ONG/PME », peut-on lire dans le rapport.

En ce qui concerne l’assainissement urbain de Kinshasa, 22.000.000 d’euros ont été mobilisés. L’objectif global étant de lutter contre la pauvreté des populations les plus vulnérables de la ville de Kinshasa. Bien entendu, en améliorant le cadre de vie des habitants des quartiers, particulièrement ceux qui sont défavorisés. Le Programme d’assainissement urbain de Kinshasa, note le rapport, est un projet pilote qui a ciblé trois communes d’intervention. Barumbu, Kinshasa et Gombe. Il devrait permettre à terme, la planification et la programmation des projets similaires dans d’autres communes de la capitale.

Olivier Kaforo/Le Potentiel


(DN/PKF/GW/Yes)