Jamais un ministre des Finances congolais a déjà pensé au rajeunissement de l’administration centrale des finances pour la faire participer à l’effort d’amélioration de la gestion des finances publiques. Matata Ponyo en est le précurseur, à en croire le secrétaire général aux Finances, Muyaya Tshifuaka.
Décidément, le ministre Matata Ponyo Mapon entend moderniser le secteur des finances en République démocratique du Congo. Chaque jour qui passe, l’argentier congolais ne ménage aucun effort pour apporter un plus dans le secteur des Finances, fustigeant, ainsi tout antivaleur susceptible d’enfreindre l’élan révolutionnaire de ses prestations dans ce domaine, pour des raisons de la mondialisation.
Jamais un ministre des Finances congolais a déjà pensé au rajeunissement de l’administration centrale des finances pour la faire participer à l’effort d’amélioration de la gestion des finances publiques. Matata Ponyo en est le précurseur, à en croire le secrétaire général aux Finances, Muyaya Tshifuaka.
En effet, plus des ¾ d’agents et cadres de l’administration centrale des finances ont atteint l’âge de la retraite et il faut déjà penser à leur rajeunissement. Tel est le constat du ministre des Finances, Matata Ponyo Mapon, qui bouclait mardi une visite d’inspection dans les principales directions de son ministère.
Convaincu qu’une bonne gestion des finances publiques repose sur une administration efficace et performante, en initiant cette visite de terrain, le ministre des Finances a voulu se rendre comptes des conditions dans lesquelles travaille le personnel de l’administration centrale des finances.
Avec à ses côtés le secrétaire général des finances, Matata Ponyo a été tour à tour aux directions de : trésor et ordonnancement ; reddition des comptes ; comptabilité ; services généraux ; informatique ; études et planification. Il n’a pas manqué de faire un détour à la chaine de la dépense, une direction interministérielle gérée conjointement par les ministères des Finances et du Budget.
Au niveau du circuit informatisé de la chaine de la dépense publique, Matata Ponyo a été informée des procédures mises en œuvre pour une transparence dans l’affectation des dépenses publiques, entre notamment les trois acteurs de la chaine, à savoir les ministères des Finances et du Budget ainsi que la Banque centrale du Congo.
Au terme de sa tournée dans les plus grandes directions de son ministère, Matata Ponyo s’est dit écœuré de conditions de travail de l’administration centrale des finances.
Déjà, a-t-il déploré, près des ¾ d’agents et fonctionnaires de cette administration sont éligibles à la retraite. Il a, à cet effet, souligné l’urgence d’un rajeunissement du personnel pour booster l’administration centrale des finances, socle d’une bonne gestion, s’est-il défendu, des finances de l’Etat.
A travers cette ronde le ministère Matata Ponyo a voulu passer un message, celui du renouveau dans le management du ministère des Finances. Pour l’argentier, cette descente sur le terrain des opérations de l’administration centrale des finances est une manière, a-t-il indiqué, de « remettre la rigueur et la discipline dans l’administration ».
« Il faut changer le fusil d’épaule pour que tout le personnel du ministère, du cabinet jusqu’à l’administration centrale, participe à l’effort d’assainir des finances publiques. Car, la bonne gestion des finances publiques implique une bonne gestion de l’administration », a déclaré le ministre Matata, répondant à fin de visite à une question de la presse.
Célestin Lutete/MMC
(CL/Yes)