Les bleu-blancs étaient bien visibles hier lundi 6 septembre sur les différentes artères aussi bien de Goma que celles des autres territoires du Nord-Kivu, ont constaté les correspondants de divers médias disséminés dans ce coin de la République Démocratique du Congo.

Une façon pour les Nord-Kivutiens de répondre au mot d’ordre du ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (Epsp), Maker Mwangu, de manière à faire avancer le chantier « Education » tel que le souhaite le Chef de l’Etat Joseph Kabila, l’initiateur des cinq chantiers.

Ainsi, à Goma, à l’Institut Kyeshero, Lycée Chemchem, Institut protestant Metanoia, situé dans l’enceinte de l’Université Libre des pays des Grands Lacs, Institut catholique  Bakandja, dans la commune de Goma et partout ailleurs, digitalcongo.net a constaté l’effectivité de cette rentrée, foulant ainsi au pied le mot d’ordre lancé par des pêcheurs en eau trouble comme quoi la rentrée de classe aurait été reportée.

Toujours est-il qu’aussi bien à Kinshasa que dans d’autres provinces, les premiers jours de la rentrée scolaire ne connaissent toujours pas un engouement car beaucoup de parents n’ont pas souvent été prêts à envoyer leurs enfants à l’école dès la rentrée par faute de prévoir celle-ci.
Qu’à cela ne tienne, il y a aussi d’autres causes qui justifient cela.

Pour preuve, à Kinshasa par exemple, l’on assiste à une forte affluence des parents  à la veille de la rentrée, aux différents marchés et échoppes pour acheter aussi bien des uniformes que tant d’autres fournitures scolaires. L’impréparation oblige.

C’est aussi le cas pour le Nord-Kivu où l’effervescence de bleu-blancs n’est pas encore au rendez-vous. Renseignement pris, les absences étaient dues au fait que la majorité d’élèves dont les parents n’étaient pas prêts se sont sentis dans l’obligation de rester à la maison.

Parmi les frais imposés aux parents dans certaines écoles, figurent ceux ayant trait à l’achat des uniformes obligatoires à l’école, aux ketchs, à la tenue de gymnastique, etc, du moins pour quelques écoles. Car, le billet de vacances remis à la clôture de l’année scolaire porte la mention « à acheter obligatoirement à l’école ».

Pour rappel, le gouvernement provincial du Nord-Kivu et l’Unicef ont lancé, dernièrement à Goma, la campagne de sensibilisation des parents pour envoyer tous les enfants en âge scolaire à l’école, filles et garçons sans distinction. Cette campagne vise l’inscription d’au moins 225 000 enfants en première année primaire cette année 2010-2011 au Nord-Kivu, dont 103 000 filles.

L’appui de l’Unicef pour la campagne d’inscription des enfants à l’école va couvrir plus ou moins 225 300 élèves et 4 500 enseignants,  pour un coût global d’environ 410 000 dollars américains, a déclaré à l’ouverture de la campagne le chef du bureau de l’Unicef au Nord-Kivu, le docteur Félicien Muhima.

Ce montant couvre, non seulement la distribution des kits scolaires et pédagogiques aux élèves et à leurs enseignants, mais également l’amélioration de la qualité de l’enseignement par la réhabilitation des infrastructures et le renforcement des capacités des maîtres.

Cette opération se poursuit pendant deux semaines à travers tous les territoires de la province.

Une attention particulière est accordée par l’Unicef aux enfants de Oïcha, cité située à une dizaine de kilomètres au nord de la ville de Beni, a ajouté le docteur Muhima.

Car les déplacés ont occupé, sur place, quelques  écoles seulement et des centaines d’enfants déplacés ne peuvent pas retourner dans leurs villages voisins de Oïcha, où l’opération militaire des FARDC contre les ADF-Nalu se poursuit.

L’ouverture de cette campagne a donné l’occasion à la ministre provinciale en charge de l’Education au Nord-Kivu, Adèle Bazizane, de rappeler aux parents que la rentrée scolaire 2010, c’est bien pour le lundi 06 septembre, et non une autre date.

Comme l’on peut bien s’en rendre compte, le chantier « Education » se porte bien à merveille au Nord-Kivu, où le gouverneur Julien Paluku et son gouvernement ne ménagent aucun effort pour construire tantôt des écoles tantôt pour réhabiliter des infrastructures scolaires.

Par ailleurs, cette rentrée ne doit être que plus facile d’autant plus que le Chef de l’Etat a décidé de rendre gratuite les frais de minerval pour les élèves du primaire.

Célestin Lutete/MMC


(CL/Yes)