En effet, c’est seulement la semaine qui vient de s’achever que les parents ont prix d’assaut marchés, librairies, procures et écoles pour préparer la rentrée scolaire de leurs enfants. Avant cela, la ville vivait un calme surprenant, comme si les grandes vacances ne faisaient que commencer.
A une semaine donc de la rentrée scolaire, la ville grouille de monde dans une effervescence digne des fins d’année. Au centre-ville, presque tous les espaces sont occupés par les vendeurs d’objets classiques, de pantoufles ou de manuels scolaires, pour à plupart usages.
Les « boukinistes (vendeurs de livres d’occasion) trouvent leurs marchandises soit auprès des parents dont les enfants n’en ont plus besoin, soit auprès des revendeurs, généralement les parents toujours, qui les écoulent pour récupérer leur argent. L’avantage des boukinistes est qu’ils peuvent avoir des manuels difficiles à trouver dans les librairies.
Que justifie donc ce réveil brusque des parents pour préparer la rentrée scolaire de leurs enfants ? A cette question, les avis divergent. Pour les vendeurs d’objets classiques, c’est une pratique qui s’observe à chaque rentrée scolaire.
Les parents attendent généralement la fin des vacances pour se précipiter à préparer la rentrée. D’autres affirment que cela se justifie par le fait que, la rentrée intervenant toujours en début du mois de septembre, les parents attend leurs salaires du mois d’août pour se rendre au marché.
Côté parents, on affirme aussi que c’est généralement avec le salaire du mois d’août et des économies réalisées pendant les vacances qu’on prépare la rentrée. D’autres expliquent que, d’une manière générale! Certaines écoles stoppent toutes les, activités pour ne reprendre que trois semaines avant la rentrée. C’est en ce moment que l’on peut obtenir les billets de vacances qui complotent aussi la liste des objets classiques à acheter, si cela n’est pas fourni avec le bulletin de l’élève, à la proclamation.
N’empêche que, à la veille ou pas de la rentrée scolaire, les parents se retrouvent devant des réalités économiques qui leur donnent des maux de tête. En effet, de l’école au marché, le parcours est jonché de multiples frais qui entrent en contradiction avec la gratuité tant invoquée et enfin décrétée de l’enseignement primaire. Ce ne sont, en effet, pas les rubriques qui manquent pour un parcours du combattant auprès d’une école, publique, confessionnelle ou privée non confessionnelle.
Multiplicité des frais
Au départ, les écoles exigent des élèves déjà inscrits des frais de confirmation qui varient entre 2.000 et 7.000FC. Pour toute inscription, les frais varient, selon le primate élémentaire, le primaire avancé et la maternelle, entre 4.500 et 10.000 FC. Vient alors la longue série de frais. Il y a d’abord les frais dits « scolaires »- le minerval en Somme pour le privé. Ils vont de 35 à 100 voir 150 par trimestre, ce qui ferait un total de 105, 3000 ou 450 USD pour les trois trimestres. La plupart des écoles ont pris l’habitude d’exiger des acomptes sur ces frais qui varient entre 30 et 70 USD.
L’autre rubrique est celle des frais de motivation » des enseignants qui nage entre 3.000 et 7.000 Fc selon les écoles, en outre, les parents sont obligés de débourser 4.500. 10.000 FC pour couvrir une rubrique- bateau dénommée frais divers presqu’ autant aussi pour des frais d’investissements (le cas du collège Bobokoli à Delvaux). Plusieurs parents se plaignent de l’imposition de ces frais qui, logiquement, devraient en faire des actionnaires au sein des écoles qui les exigent.
En effet, comment expliquer que l’on impose le paiement obligatoire de ces frais chaque année scolaire pour des enfants qui ne vivront pas éternellement dans ces écoles, s’interroge les parents, qui constatent aussi que généralement, ils n’observent aucune construction grâce aux frais qu’ils déboursent d’année en année.
Outre ces frais, certaines écoles obligent les parents à fournir jusqu’aux produits d’hygiène pour l’entretien des l’installations sanitaires détergents, savon en pain ou en poudre, raclette, papier hygiénique, etc. Ces produits peuvent être fournis en nature ou en argent. Certaines écoles les exigent au moins trois fois au cours d’une année scolaire.
Plus loin encore, certaines écoles ont instauré la pratique des bus scolaires pour ceux des parents qui désirent confier leurs enfants à ce mode de transport. Les frais pour cela varient entre 15 et 30 USD par mois. A ne pas oublier aussi les uniformes qui se vendent de plus en plus obligatoirement dans les écoles. Ici aussi, s’instaure la vente obligatoire des tenues de gymnastiques.
Enfin, lorsque les enfants doivent aller en vacances de Noël, de Pâques ou pour les grandes vacances, chaque élève est obligé de participer aux frais des cérémonies des proclamations trimestrielle ou annuelle. Généralement estimé en termes de bouteilles de boissons gazeuses, ces frais varient entre 1.500 et 3.000 FC selon les écoles. Les enfants de la maternelle et du primaire élémentaire sont, en plus, obligés d’apporter un cadeau à échanger avec des collègues.
Lorsqu’ils se seront acquittés des exigences vis-à-vis des écoles, les parents devront affronter le marché des objets classiques. D’ailleurs, une partie de ces objets sont vendus obligatoirement au sein des écoles. Il s’agit des uniformes frappés à l’écusson de l’école, des pots de colle ou des papiers à dessins pour la maternelle, des manuels scolaires, etc.
Sur le marché libre, les parents ont, certes, l’embarras de choix pour trouver ces objets. Tous les marchés en sont inondés, et les vendeurs les plus malins s’installent à l’entrée des écoles pour « cueillir » plus facilement les acheteurs.
Dans certains quartiers comme à Binza/Ozone, des femmes ont eu l’idée de circuler de maison en maison pour proposer les objets classiques à acheter soit cash, soit à crédit. Mais, ce dernier mode de vente à le désavantage que les objets coûtent plus chers que sur le marché libre.
Ici, en effet, l’abondance des objets classiques concoure au rabat des prix. Si les objets essentiels (cahiers, stylos, latte, compas, etc.)
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