Le gouvernement provincial de l’Equateur dit avoir pris quelques dispositions pour faire face à ce drame qui frappe plusieurs familles de Mbandaka et des localités environnantes.
Un convoi des pirogues motorisées a fait naufrage sur la rivière Ruki dans la nuit de vendredi 3 à samedi 4 septembre, à la hauteur de la localité Balonga, à 58 kilomètres en amont de Mbandaka, capitale de la province de l’Equateur. Selon des témoignages de certains rescapés, le convoi naviguait sans lumière ni feu de position.
Le bilan provisoire fait état de 15 morts et d’une soixantaine de disparus. Le convoi qui naviguait sans lumière ni feu de position aurait heurté, vers 1h du matin, un tronc d’arbre immergé avant de sombrer.
Il y aurait eu 15 rescapés alors que près de 100 passagers voyageaint à bord du convoi. Ces passagers se rendaient au marché de Mpombi, à 90 kilomètres en amont de Mbandaka.
En République démocratique du Congo, comme il faut s’en rendre compte, la série noire se poursuit avec des nouveaux naufrages signalés et qui ont fait des nombreux morts dans les provinces du Kasaï occidental et de l’Equateur.
Réaction de Lambert Mende au sujet des accidents dans les eaux de la Rdc
Le ministre congolais de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga affirme qu’une commission conduite par le vice-gouverneur du Kasaï occidental est en route pour la zone où s’est produit l’accident.
« Nous avons enregistré l’accident d’une barge, une baleinière qui transportait du produit pétrolier avec un certain nombre de passagers. Il s’agit d’un cargo et non un bateau de passagers.
Il y a donc une enquête qui a été entreprise. Nous avons pu sauver 24 personnes qui ne devraient pas être là. Il n’y a que des matelots qui doivent être à bord du cargo. Nous sommes au niveau de l’enquête et nous n’avons pour le moment aucun moyen de donner un chiffre de morts car il n’y a pas de manifeste car c’est un cargo qui ne doit pas prendre des passagers.
On a pu ramasser 24 survivants. On va vérifier s’il y a eu des morts. Il ya certaines manœuvres de la part des armateurs qui se donnent la liberté de circuler avec des autorisations spéciales.
C’est pourquoi une enquête est en cours pour permettre de prendre des projets de dissuader des gens qui ont souvent tendance à continuer avec des mauvaises habitudes de mener des actions mettant en danger la sécurité des personnes. »
Multiplication d’incidents sur les routes et sur les eaux congolaises : laisser-aller ou l’absence de la réglementation ?
A ce sujet, Lambert Mende a répondu qu’il ne connaît pas de pays où il n’y a pas d’accidents. Selon lui, un accident reste un accident et il peut y avoir des causes.
« Nous avons eu trois gros accidents. Je pense qu’il y a des pays où on assiste à plus que ça. Mais nous ne nous déclasserons pas à l’importance qu’y a de mieux suivre la régulation. Le pays est extrêmement vaste et a besoin de bouger, d’échanger, de faire circuler les biens et les services», a-t-il déclaré.
Et de poursuivre : « Les routes sont en train d’être réaménagées à peine après une longue période de conflit. Les cours d’eau sont nombreux chez nous. C’est une voie préférentielle pour des gens. Souvent, avec des multiplications des zones d’embarquements, il est difficile de mettre des militaires ou des policiers à tout petit port d’embarquement ou de débarquement qui existe dans chaque village.
Ce sont des cours d’eau de plusieurs milliers de kilomètres. Les gens n’ont pas écouté ce qu’ils doivent faire. Mais nous essayons d’appliquer la loi.
En ce qui concerne ce qui est arrivé à Tshikapa, le parquet a déjà été saisi. »
C.L./MMC
(CL/Yes)