L’occasion de la visite à Bukavu et de ses entretiens avec le commandant des opérations « Amani leo » a permis au Sous-Secrétaire général des Nations Unies en charge des opérations de maintien de la paix de réaffirmer le soutien de la Monusco au processus de paix en RDC.
En séjour de travail en République démocratique du Congo, le sous secrétaire général des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix, Atul Khare, a réaffirmé le soutien de la Monusco dans les opérations « Amani Leo ».
A l’issue de l’entretien qu’il a eu, le jeudi 02 septembre, à Bukavu, au Sud-Kivu, avec le commandant des opérations « Amani leo », le colonel Delphin Kahimbi, l’émissaire de Ban Ki-moon a mis l’accent sur le rôle que doit jouer la Monusco dans la stabilisation de la RDC en général et de la province du Sud-Kivu, en particulier.
« Nous sommes ici pour vous soutenir. J’ai reçu l’avis de la part de son excellence monsieur le gouverneur afin de voir comment faire un peu plus dans la question de réintégration des démobilisés, augmenter les moyens de transport et de communication, et comment peut-on assister avec l’éducation technique pour préparer les gens qui pourront être techniciens, plombiers », a-t-il déclaré en substance à la Radio Okapi.
La même source indique qu’avant Bukavu, Atul Khare est passé à l’étape de Goma, au Nord-Kivu où il a eu des échanges fructueux avec les autorités locales. Avant de regagner Kinshasa jeudi soir, il est allé à Uvira où il a eu également des entretiens avec les autorités civiles et militaires de la place ainsi qu’avec les personnalités de la Société civile locale.
Le sous-secrétaire général des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix était, dans cette visite, à la tête d’une délégation dans laquelle se trouvait également Roger Meece, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC. L’on se souviendra qu’à l’époque, la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) s’était félicitée de l’annonce par les forces armées congolaises (FARDC) du lancement, en janvier 2010, de l’Opération « Amani Leo » contre la rébellion dans l’Est du pays.
Les principaux objectifs assignés au départ de cette opération militaire consistaient à protéger les populations civiles, à libérer les zones stratégiques des forces « négatives », à conserver les territoires récupérés des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et aider à y restaurer l’autorité de l’Etat.
L’opération devrait également comporter des interventions préventives visant à empêcher les FDLR de se regrouper, d’attaquer les populations civiles et de reprendre le contrôle des zones minières clés. A ce jour, l’opération terminée, la paix reste toujours précaire dans cette partie du territoire national.
Rich Ngapi/Le Potentiel
(DN/PKF/Yes)