Ayant été surpris en train de dîner au restaurant avec un membre de la Commission chargée de l’auditionner, ce qui a été interprété comme une tentative de corruption, Jean Assice a passé la nuit de jeudi au cachot du Casier Judiciaire.
A en croire l’Inspecteur qui a livré l’information sur les antennes de la Radiotélévision Nationale Congolaise, M. Jean Assice avait reçu une invitation de la Police Judiciaire des Parquets, dans le cadre de la tolérance zéro, pour éclairer la lanterne des enquêteurs sur sa gestion controversée de la RVA.
Il s’agissait, selon le même Inspecteur, de vérifier les allégations publiées dans la presse sur la gestion scabreuse de cette entreprise de l’Etat. Alors qu’on l’attendait pour qu’il présente ses moyens de défense, Jean Assice a été surpris en train de dîner au restaurant avec un membre de la commission chargée de l’auditionner.
Ce qui, naturellement, a été interprété comme une tentative de corruption. Il aurait, à cause de cette attitude, passé nuit hier, au Casier Judiciaire. ‘‘Nous avons décidé qu’il soit, au moins pour un jour, pensionnaire de notre cachot’’, avait lâché hier sur la Rtnc l’Inspecteur de la Police Judiciaire des Parquets. Outre Jean Assice, des cadres de la Société Nationale d’Electricité, Snel, sont également tombés dans le filet de la Police Judiciaire des Parquets. Ils détiendraient des fausses cartes roses pour bénéficier, indûment, des indemnités kilométriques.
Ces interpellations, a-t-on indiqué, s’inscrivent dans la droite ligne de la tolérance zéro initiée par le Raïs, en vue d’inquiéter tous les Kuluna, qu’ils soient en cravate ou porteurs de machettes. L’Administrateur Délégué Général de la Régie des Voies Aériennes, RVA, a été interpellé hier par la Police Judiciaire des Parquets.
A en croire l’Inspecteur qui a livré l’information sur les antennes de la Radiotélévision Nationale Congolaise, M. Jean Assice, c’est son nom, avait reçu une invitation de la Police Judiciaire des Parquets, dans le cadre de la tolérance zéro, pour éclairer la lanterne des enquêteurs sur sa gestion controversée de la RVA.
Il s’agissait, selon le même Inspecteur, de vérifier les allégations publiées dans la presse sur la gestion scabreuse de cette entreprise de l’Etat. Que va-t-il se passer dans la suite ? Les services de Luzolo Bambi sont mieux placés, pour répondre à cette question. D’autant plus que les enquêtes ne font que commencer.
L’on rappellera que les ennuis de l’ADG de la RVA ont commencé le jeudi 12 août dernier, lorsque les agents de la Régie ont déclenché un mouvement de grève. Dans leurs revendications, ils dénonçaient l’échec du plan de stabilisation de leur entreprise, lequel plan, soutiennent-ils, permet à l’équipe dirigeante de s’engraisser. Autres griefs, la non application du deuxième palier du Smig, les dépenses de l’ordre de 36 millions de dollars américains au lieu de 14 millions pour la construction du pavillon présidentiel de l’aéroport de N’djili par la Société ESG Project de l’Afrique du Sud ; le marché des véhicules anti-incendies jugés vétustes et obsolètes pour un montant total de 150.000 Euros.
Un son de cloche qui n’est pas du tout à fait partagé par les cadres de l’entreprise. Pour ces derniers, les efforts de stabilisations sont plus qu’éloquents. Ils évoquent, à titre illustratif, les six mois d’arriérés des salaires hérités de l’ancien comité de gestion et qui ont été épongés ; le décaissement d’un montant total de plus de USD 984 millions au titre de salaire des entités de l’intérieur qui ne bénéficiaient de rien avant les 21 mois de gestion de l’actuel ADG.
Ils n’oublient pas la réduction des effectifs et le réajustement des grades avec comme conséquence, une augmentation de USD 250.000 sur la masse salariale. Une situation qui a permis le paiement du 1er palier du Smig. S’agissant du 2ème palier, les cadres de la RVA estiment qu’il n’a pas été payé jusque-là pour la simple et bonne raison que son impact est non soutenable sur la masse salariale, avec une augmentation mensuelle de USD 508.000.
Face à ce langage des sourds entre cadres et agents, Jean Assice avait préconisé une solution à l’interne, au sein de la famille RVA. A ce stade où la justice s’en mêle, l’affaire devient compliquée. Des cadres de la Snel appréhendés Outre Jean Assice, des cadres de la Société Nationale d’Electricité, Snel, sont également tombés dans le filet de la Police Judiciaire des Parquets.
Ils détiendraient des fausses cartes roses pour bénéficier, indûment, des indemnités kilométriques. Ces interpellations, a-t-on indiqué, s’inscrivent dans la droite ligne de la tolérance zéro initiée par le Raïs, en vue d’inquiéter tous les Kuluna, qu’ils soient en cravate ou porteur de machette.
La Prospérité
(TN/Ern./GW/Yes)