Contrairement aux éditions précédentes, la Foire dite du Cinquantenaire n’a pas drainé grand monde. Pour beaucoup de tenanciers des stands, cette édition a été un véritable fiasco.
Pendant un mois, la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN), édition 2010, baptisée foire du Cinquantenaire, a tait montre d’une ambiance loin d’être festive contrairement aux éditions précédentes. Une semaine déjà après l’ouverture officielle de cette édition nationale, il n’y avait pas grand engouement contrairement à ce que l’on a toujours observé le jour de l’ouverture. Pendant la journée, certains parents amenaient leurs enfants dans des stands où étaient érigés des sites d’attraction. L’espace Vodacity, dans ce cas, a fait office d’un grand pourvoyeur de divertissement pour enfants. Les enfants pouvaient rouler en voiture, monter aux manèges, etc. Il suffisait à chaque parent de débourser à partir de 500 FC pour apporter le sourire à son enfant. Hormis cet espace qui a vibré un peu, une grande froideur s’observait dans les autres coins de la foire. Pour les habitués, cette édition de la Fikin est loin de refléter le vrai visage d’une foire.
Le directeur chef du département administratif, de cet établissement public, Lambert Kasula, cité par Radio okapi, dénonce une campagne de déstabilisation dont serait victime son entreprise de la part de certaines institutions de la place.
Dès, l’entrée de l’enceinte de la Fikin, on se fait tout de suite l’image d’un grand espace non visité. Pas beaucoup de visiteurs au regard du nombre d’expositions qui hébergeaient les pavillons. Il justifie cette contre performance par le fait que certaines entreprises brassicoles locales ont entretenu une concurrence de loyale et mener une mauvaise campagne contre la Fikin.
Une autre face de la concurrence vient notamment de ces kermesses qui pullulent la ville pendant cette période des vacances. Pourtant, estiment les organisateurs de la Fikin, seule cette institution publique a le monopole d’organisation des activités foraines pour les vacanciers. Ils ont donc promis d’engager des poursuites judiciaires contre les organisateurs des kermesses.
Un grand absent de la foire
Une grande société brassicoles de la RDC a brillé par son absence à la Fikin 2010. L’administrateur délégué de cette société intervenant au lendemain de la déclaration des autorités de la Fikin, attribue cette absence au fait que sa société n’a pas pu obtenir des espaces comme d’habitude dans l’enceinte de cet établissement. D’après M. Hans Van Mameren, la Fikin a d’une manière unilatérale décidée d’attribuer les espaces déjà négociés avec son entreprise à d’autres occupants. Cette société brassicole, se refusant d’oeuvrer dans des conditions à haut risque, n’a pas voulu s’engager dans une manifestation promotionnelle non rentable.
Des sources concordantes renseignent même que l’absence de cette société est due au .fait que les billets d’accès à cette édition étaient frappés des logos d’une entreprise concurrente. Ce qui, du point de vue Marketing, ne permettait pas de s’engager afin de maximiser les recettes de ses concurrents potentiels Or, affirme ces sources, plus les billets se vendent, plus les partenaires s’enrichissent.
D’où la décision définitive de s’absenter de cette foire du Cinquantenaire. En retour, la grande absente s’est grandement investie dans différentes kermesses à travers la capitale, offrant aux vacanciers des stands et un grand podium pour les productions scéniques des artistes qu’elle sponsorise.
Les deux parties (Fikin et société brassicole) sont invitées à réajuster le tir pour que l’édition prochaine ne soit pas un fiasco. Car, pensent certains observateurs, la grande absente sponsorise deux grandes stars de la•musique congolaise. A chaque fois un de ces artistes se produit à la Foire, c’est l’affluence des mélomanes, ayant pour corollaire la réalisation de grandes recettes de la part des tenanciers de stands.
Rocco Nkanga & Ghetti Felo/Forum des As
(TN/Ern./GTM/Yes)