Par solidarité avec les enseignants des provinces dont l’uniformisation des salaires avec Kinshasa, plusieurs fois promise mais jamais payée et doit s’appliquer à la paie du mois de septembre, les délégués syndicaux des enseignants ont décidé que la rentrée scolaire soit renvoyée au 20 septembre.

La mesure est ainsi prise en solidarité avec les 26.000 enseignants dont la mécanisation est promise à la même paie. Vis-à-vis de l’Exécutif national, la mesure voudrait contraindre le Gouvernement à améliorer les conditions socio­professionnelles des enseignants. Regroupés au sein du Syndicat national des enseignants des Ecoles catholiques (Synecat), de la Fédération des enseignants de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (l’epsp), de la confédération démocratique du travail (CDT), et de la Centrale congolaise du Travail (CCT), les enseignants ont donc décidé de repousser la reprise des enseignements au 20 septembre, date à laquelle le Gouvernement a promis de payer les salaires des enseignants uniformisés et mécanisés.

En outre, pour amener le Gouvernement à étendre le même palier de Mbudi (936283 Fc), déjà payé aux secrétaires généraux de l’Administration publique, aux enseignants en respectant la tension de 1 à 10, la synergie envisage d’organiser un sit-in le 15 septembre 2010 lors de la rentrée parlementaire cela, en synergie avec les syndicats indépendants de l’Administration publique. Elle n’exclut pas non plus le boycott des épreuves du Tenafep (Test national de fin d’études primaires) et de l’examen d’Etat.

Telles sont les résolutions de l’Assemblée générale tenue hier mardi 31 août 2010 à Kinshasa, au siège de  la CDT dans la commune de Limete par la synergie des syndicats composée de Synecat, Fepsp, CDT et CCT.

Les écoles privées contestent un projet de loi en gestation sur le partenariat éducatif

L’Association nationale des promoteurs des écoles privées boudent un projet de loi sur le partenariat dans la gestion des écoles privées avec l’Etat, actuellement en discussion au parlement de la République, a-­t-on appris, mercredi, d’une source de ces écoles. Les promoteurs de ces écoles s’en tiennent à l’ancienne loi qui régit jusqu’à présent des relations entre les deux parties.

Dans le projet de la nouvelle loi, le législateur entend impliquer davantage l’Etat dans la gestion des écoles privées comme c’est le cas actuellement avec les écoles conventionnées, qui appartiennent aux confessions religieuses. Les promoteurs des écoles privées exhortent l’Etat à se limiter uniquement dans ses prérogatives traditionnelles de contrôle et  d’inspection du programme scolaire dans    le secteur éducatif privé.

Cette loi qui, une fois adoptée risque de perturber sérieusement le fonctionnement, des écoles privées ont recommandé les promoteurs de ces écoles avant d’insister sur le retrait de ce projet au Parlement.

Daniel Ntonto/Forum des As/ACP


(GTM/TH/Yes)