Le périple du Chef de l’Etat Joseph Kabila à l’intérieur du pays domine encore l’actualité dans la presse congolaise.
« A l’issue du voyage du Chef de l’Etat à Kananga : la route Mbuji-Mayi–Kananga bientôt en réhabilitation ». Pour L’AVENIR qui donne cette information, après son séjour promettant de plus de 48heures au chef- lieu de la province du Kasaï-oriental où il a remis une enveloppe importante pour la relance des activités de la Minière de Bakwanga (MIBA), et s’être entretenu avec les différentes couches de la société, le Président de la République Joseph Kabila a emprunté la nationale numéro 1, pour se rendre compte personnellement de l’état du tronçon Mbuji-Mayi- Kananga qui sépare les provinces du Kasaï-oriental et Kasaï-occidental.
Selon le conseiller principale du Chef de l’Etat en charge des infrastructures, Jean Kimbembe Mazunga, cité par le confrère, et qui reconnait le mauvais état de la route, l’objectif du passage du cortège présidentiel par là est d’apporter une " thérapeutique appropriée " en ce sens que cela permet de faire une étude de faisabililité concrète, pour voir quelles sont les tronçons qui nécessitent un traitement immédiat, en comparaison du schéma linéaire mis en place par les unités de l’office des routes.
« Procès J.P. Bemba : la défense à court d’argent », écrit LE POTENTIEL dans sa livraison du jour.
D’après le confrère, la Cour pénale internationale de La Haye, aux Pays-Bas, peine à convaincre les opinions publiques africaines de son efficacité et, surtout, de son impartialité. Car, dit LE POTENTIEL, après avoir décidé de saisir les avoirs de J.P. Bemba, elle oblige les avocats de ce dernier à emprunter de l’argent pour assurer sa défense. Une décision qui, selon lui, contrevient au principe d’accès égal aux ressources tant par la défense que par l’accusation.
Les avocats de Jean-Pierre Bemba se sont plaints, le lundi 30 août 2010 à la Cour pénale internationale (CPI), de ne pouvoir assurer à leur client une défense équitable en raison de la décision de la Cour de procéder à la saisie de ses avoirs.
Selon une dépêche de l’agence Associated Press datée du 30 août, Me Nkwebe Liriss, avocat de la défense, a souligné que la saisie des avoirs de son client l’avait contraint à demander un prêt à un bureau de la CPI, mais que le montant accordé ne couvrait pas les frais de justice ou les coûts des investigations. L’avocat exprime la crainte de ne pouvoir, dans ces conditions, participer à un procès équitable.
« Pprd, l’heure de vérité : Commission de discipline pour Kamerhe et compagnie ? », tel est la manchette du journal L’AVENIR.
Améliorer les rapports avec l’extérieur suppose surtout que l’on mette fin à une certaine ambivalence, duplicité de situation dans le chef de certains cadres du parti, note ce quotidien de l’avenue Bas-Congo. Ce dernier cite par exemple, au sein du Pprd, des gens qu’on ne connaît plus la position officiellement mais qui ont la casquette Pprd.
Ils en usent et même en abusent. Avec cette casquette, ils parcourent le monde, voire le pays pour torpiller le parti du dedans. Il aurait été pourtant souhaitable que le monde entier sache ce qu’ils sont devenus, dit-il. Sans embage, le confrère laisse entendre que le cas le plus flagrant est celui de l’ancien speaker de l’Assemblée nationale.
Selon ce journal de l’honorable député Pius Muabilu, au niveau de l’institution Assemblée nationale la situation est claire, au niveau du parti rien n’a été fait. Tout se passe comme si la faute pour laquelle l’institution Assemblée nationale l’avait politiquement sanctionné, n’était pas une faute au niveau du parti, organe essentiellement politique, déclare le confrère.
Au journal de conclure : c’est l’occasion bien indiquée pour la commission de discipline de travailler, de se mettre en évidence. L’AVENIR se demande pour quelle raison Vital Kamerhe n’a jamais été entendu à la commission de discipline du Pprd ?
« Agressé hier à Moanda : Gilbert Kiakwama accuse le PPRD ». C’est le principal titre du quotidien LA PROSPERITE. Chaises cassées, tables renversées et militants acculés et tabassés, écrit le journal, c’est l’ambiance qui a régné ce mercredi 1er septembre, à Moanda, territoire situé aux rives de la côte atlantique, au Bas-Congo.
D’après la consœur, Gilbert Kiakwama Kia Kiziki, Député de l’Opposition affirme, dans une dépêche, que sa conférence, à peine commencée, a été brutalement interrompue par des jeunes gens identifiés, par lui, comme œuvrant sous les ordres du PPRD. Il dit, en outre, qu’il détient les noms et les images de ce qui s’est passé et promet de les révéler à la presse, dès son retour à Kinshasa, la capitale.
« Walikale : affrontements miliciens Cheka-FARDC à Kilambo, un mort et un blessé ». A en croire la RADIO OKAPI, auteur de cette nouvelle, un calme précaire règne ce mercredi 1er septembre après midi à Kilambo, localité située à une dizaine de kilomètres du chef-lieu du territoire de Walikale, après une attaque de l’aérodrome de Kilambo, perpétrée par les miliciens du groupe Cheka, suivie de la riposte des FARDC. Bilan : un militaire FARDC tué et un civil blessé, selon des sources sur place.
Plusieurs personnes, parmi lesquelles les membres de l’équipage du petit porteur de la compagnie African Air Services Commuter-AASC,ont été prises en otage.
LE PALMARES écrit : « Face aux contraintes du terrain, Elections 2011 : Malu Malu inquiet pour la première fois ».
D’après le président de la Commission électorale indépendante (Cei), ces contraintes sont non seulement logistiques mais aussi celles liées à la mise en place des institutions judiciaires. LE PALMARES se pose la question de savoir s’il y aura la prolongation des délais dans l’organisation des élections.
LE PHARE parle de la Minière de Bakwanga (Miba), où les syndicalistes accusent la ministre Jeannine Mabunda, du Portefeuille.
« Au cas où le nommé Jeffrey Ovian et un sujet gabonais étaient nommés par Jeannine Mabunda pour gérer à leur guise la cagnotte présidentielle des 10 millions des dollars Us et qu’elle s’obstinait à ne pas ouvrir le capital de la Miba aux travailleurs par le biais de la dette sociale, l’intersyndicale de cette entreprise minière va déclencher à partir du 10 septembre prochain une grève illimité et Mabunda sera tenue pour responsable de tout qui adviendrait à la nation congolaise», écrit ce journal de l’Opposition, citant l’extrait d’un mémo adressé au Premier ministre.
Célestin Lutete/MMC
(CL/PKF)