Le co­mité de pilotage du projet d’appui au cycle électoral a évalué à Kinshasa, l’avancement du processus électoral en République démocra­tique du Congo (RDC).

La réunion a connu la pré­sence du représentant spécial ad­joint du Secrétaire général de l’ONU et du représentant du PNUD tandis que le gouvernement de la RDC a été représenté par le mi­nistre du Budget, Jean Baptiste Ntahwa Kuderwa Batumike.


L’opération de révision du fi­chier électoral, le calendrier élec­toral ainsi que le budget électoral réajusté ont été les points essen­tiels débattus au cours de cette ren­contre. Le comité de pilotage a félicité la Commission électorale in­dépendante (CEI) pour les efforts consentis dans la préparation des élections 2011. A ce jour, le budget actualisé s’élève à 715 millions dollars américains. Ce réajus­tement tient principalement au besoin de personnalisation des kits de plus de quatre-vingt-deux bureaux de liaisons dans les terri­toires avant le scrutin  électoral.

Les partenaires représen­tant les pays contributeurs pour le compte de la communauté inter­nationale ont clairement annoncé leur participation au financement de ces élections. Le comité de pilotage a ins­truit le comité du projet d’appui au cycle électoral de préparer un dos­sier conséquent sur cet aspect dont le contenu sera discuté jeudi au cours la réunion du comité tech­nique international convoquée pour jeudi. Entre temps, la légitimité de la CEI à publier le calendrier élec­toral fait polémique. Officiellement, le président de la CEI est en phase de céder son fauteuil après avoir organisé avec succès la présidentielle de 2006. L’abbé Apollinaire Malu-Malu est en train d’expédier les affaires courantes en attendant l’installa­tion de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Après la publication par l’abbé Malu-Malu du nouveau ca­lendrier électoral qui prévoit la pré­sidentielle le 27 novembre 2011, l’opposition est montée au créneau à Kinshasa pour dénoncer une ini­tiative, selon elle, « parfaitement illégale ». C’est le côté unilatéral, le côté arrogant des gens qui dirigent et prétendent pouvoir récupérer un processus que nous avons voulu depuis le début comme devant être régi, mariage par un orga­nisme totalement indépendant. « Nous disons non à Malu-Malu qui n’a plus à s’occuper de ces ques­tions- là », a déclaré le secrétaire général du MLC (Mouvement de libération du Congo), François Mwapiba.

Même son de cloche du côté d’un responsable de la jeu­nesse de l’Udps (Union pour la dé­mocratie et le progrès social) qui qualifie « d’illégal », ce calendrier. La Commission électorale indépendante gère les affaires courantes et à cette qualité-là, elle ne peut pas engager la nation en ce qui concerne les élections de 2011 », selon l’Udps.

Dans l’état actuel de cho­ses, l’opposition congolaise estime qu’aucun calendrier ne peut être mis en place sans une concerta­tion préalable de tous les acteurs de la vie politique du pays, et de­mande par conséquent à Malu Malu de remettre son rapport de mission et de s’en aller dans les meilleurs délais. Aux termes de la loi, l’abbé Malul-Malu et ses collaborateurs restent en fonction jusqu’à l’instal­lation effective d’une nouvelle équipe. Aucune date buttoir n’a été précisée pour l’arrêt de leurs acti­vités.

APA


(GTM/TH/GW/Yes)