La représentante de l’Onu pour la question des  viols dans les conflits, Margo Wallström menace de poursuivre pour crimes de guerre, les auteurs des récents viols collectifs en République démocratique du Congo.

L’Onu avait révélé la semaine dernière, qu’au moins 160 femmes de la province du Nord-Kivu avaient été victimes du 30 juillet au 3 août de viols attribués aux rebelles hutus rwandais des FDLR et à des miliciens Mai-Mai.

Selon cette Onusienne, le viol a été utilisé au Congo comme arme de guerre et de terreur. Les groupes armés l’ont utilisé pour des objectifs politiques, économiques et militaires, et les récentes atrocités à Walikale démontrent que ces viols systématiques étaient planifiés et par conséquents ils auraient pu être évités.  

« Nous devons forcer les violeurs à rendre les comptes. Les groupes armés  qui continuent d’utiliser le viol comme arme de guerre, doivent être trainés en justice. Ensuite, nous devons améliorer les rapports des Nations-unies », a-t-elle déclaré. 

Elle a pour ce faire, tenu à rappeler aux leaders politiques et militaires des groupes Mai-Mai et FDLR que la pratique de viols sexuelle massive et systématique doit être considérée comme crime de guerre et crime contre l’humanité.

Elle a également rappelé que Jean-Pierre Bemba est actuellement devant la CPI pour de chefs d’accusations similaires.

Pour l’Onu, le temps où les violences sexuelles étaient tolérées est aujourd’hui révolu. Mettre ce problème à l’agenda de la CPI et le Conseil de sécurité constitue un tournant historique. Ceux qui commettent, ordonnent ou exécutent les violences sexuelles en subiront les conséquences.

Célestin Lutete/MMC


(CL/Yes)