Près de 200 femmes ont été violées par des rebelles en République Démocratique du Congo. (RDC) où le recours systématique à des violences sexuelles en tant qu’arme de guerre constitue une violation critique du droit huma­nitaire international, rapporte le journal Santé com. Des violences récurrentes dans les montagnes et les forêts de l’est de la République démo­cratique du Congo, où milices et armée gouvernementale tyranni­sent et pillent les civils depuis des années, les violences sexuelles sont largement répan­dues et difficiles à endiguer.


Selon les Nations unies et des organisations humanitaires, de nouveaux viols collectifs ont eu lieu dans le Nord-Kivu. Plus de 150 femmes, fillettes et garçons en ont été victimes. Personne, souligne le journal, n’expie ce genre de crime. Cette fois-ci, la respon­sabilité des viols est attribuée à des combattants Maï-Maï et des miliciens des FDLR (les forces démocratiques de libération du Rwanda).

Ils ont occupé la localité de Luvungi du 30 juillet au 3 août, mais l’Onu dit n’avoir en­tendu, parler de violences sexuelles que le 12 août, alors que des Casques bleus ne sont stationnés qu’à quelques km du lieu du crime. La Monusco (la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo), ne s’est pas exprimée. Elle est déjà sur la défensive depuis que dans la nuit du 17 au 18 août trois Casques bleus in­diens ont été assassinés dans le Nord-Kivu.

Mais note le journal dans un autre article, la non-intervention de l’ONU dans ces nou­veaux viols de masse fait des vagues. Ban Ki-Moon a annoncé renvoi sur place de l’Indien Atul Khare, directeur adjoint du département de l’ONU pour les opérations de maintien de la paix. La représentante spéciale  pour la lutte contre les violences sexuelles, la Suédoise Margot Wallstrom, sera chargée de coordonner les suites à donner à l’enquête. Ban Ki Moon marginalisé ainsi la Monusco, dont la passivité a soulevé de nom­breuses critiques.

Le financement des Etats-Unis permet d’apporter des soins médicaux, une aide psy­chologique et un soutien juridique et économique aux 10.000 femmes violées dans la partie Nord de la province du Nord-Kivu. Une partie des fonds va en outre à la formation des méde­cins congolais aux traitements chirurgicaux complexes dont ont besoin certaines victimes de viol, notamment le traitement de fistules.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’il est possible d’améliorer les soins en diffusant des directives relatives à la prise en charge clinique et en veillant à ce que les soins apportés aux victimes de viols soient dispensés par des personnels motives, spéciale­ment désignés pour les soins aux victimes de viols.

L’OMS propose un guide décrivant les meilleures prati­ques en matière de gestion cli­nique des victimes de viol en si­tuation de crise. Il s’adresse aux prestatai­res de soins qualifiés (coordina­teurs sanitaires, médecins, res­ponsables cliniques sages-fem­mes et infirmières) qui développent des protocoles pour la ges­tion des victimes de viol dans un contexte de crise ainsi que politiques et procédures natio­nales.

APA


(GTM/TH/GW/Yes)