L’Assemblée provinciale du Bas-Congo vient de mobiliser la population et la Société civile de cette province à produire ensemble un budget de la renaissance de la province.
Le président de l’Assemblée provinciale du Bas-Congo, Léonard Nsimba Nzungila, a appelé les filles et fils de cette province, singulièrement les acteurs de la société civile, au rassemblement et à la mobilisation de toutes les énergies positives et de toutes les intelligences, afin de produire ensemble un budget de la renaissance de la province.
Le député Leonard Nsimba Nzungila a fait cette déclaration à l’ouverture de la séance plénière qu’il a présidée jeudi dernier, au cours de laquelle le ministre provincial du BasCongo en charge du Budget, David Kuku di Mayeye, représentant en cette circonstance le gouverneur de province empêché, a présenté à l’Assemblée provinciale le projet de budget de la province pour l’exercice 2011 évalué, en équilibre en recettes et en dépenses, à 178.094.558.815,09FC.
Le ministre provincial du Budget qu’accompagnaient ses collègues de l’Intérieur, de l’Agriculture et des Hydrocarbures ainsi que le directeur de cabinet du gouverneur de province, a circonscrit le contexte dans lequel ont été élaborées les prévisions budgétaires de l’exercice 2011 qui a-t-il souligné, Reflètent le programme du gouvernement provincial dans sa cinquième tranche annuelle, auquel programme il faut ajouter les actions prévues au DSCRP, au Programme d’actions prioritaires (PAP) et aux cinq chantiers de la République.
S’agissant des grandes lignes du programme du gouvernement provincial pour l’exercice budgétaire 2011, le ministre Kuku di Mayeye a fait savoir qu’elles s’articulent autour de l’appui aux secteurs de l’agriculture et du développement rural en vue de l’amélioration du vécu quotidien de la population, de la poursuite des travaux de construction et de réhabilitation des infrastructures sociales (écoles, formations hospitalières, centre de promotion sociale), de l’appui aux campagnes de vaccination et de lutte contre les violences sexuelles et le VIH/SIDA ainsi que de la poursuite des travaux de réhabilitation et d’entretien du réseau routier, des travaux d’électrification rurale, d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement des milieux urbain et rural. Auparavant, le ministre provincial du Budget avait fait la reddition des comptes pour le premier semestre de l’année en cours.
Selon le ministre, les réalisations des recettes du budget général de la province pour la période de janvier à juin 2010 ont atteint le montant de 8.818.849, 699,22 FC contre des prévisions de l’ordre de 16.465.497.489,30 FC, soit un taux de réalisation de 53,56%. Par ailleurs, a poursuivi le ministre Kuku, le taux d’exécution des dépenses du budget général pour la même période est de l’ordre de 8.566.423.266,57 FC contre des prévisions évaluées à 30.360.933.847,51, soit un taux de réalisation de l’ordre de 28,22%.
Le ministre provincial du Budget a, dans ce contexte, reconnu la faible réalisation de ce budget à la suite, a-t-il soutenu, de la non application des dispositions constitutionnelles concernant la retenue à la source des 40% des recettes à caractère national, du caractère aléatoire des allocations forfaitaires mises à la disposition de la province dans le cadre de la rétrocession et de la gestion centralisée des investissements par le gouvernement central. Dans le débat général qui a suivi cette présentation au cours de cette séance de plus de sept heures, les onze intervenants (députés) qui ont, pour la plupart, déclaré n’avoir pas rencontré les préoccupations de leurs bases respectives dans ce budget, ont promis de l’actualiser en vue de le rendre plus « social », en élaguant toutes les dépenses jugées de prestige.
Acp
(HM/Milor/GW/Yes)