Ce sont des vacances parlementaires très chargées et bien remplies que passe actuellement le Sénateur Jacques Mbadu Nsitu dans son fief de la ville de Boma au Bas-Congo où il a carrément pris ses quartiers comme résident à part entière avec toute sa famille. Cela se remarque par la débordante activité que le Sénateur y déploie depuis un bon bout de temps. On en retiendra pour le petit compte sa brillante participation à l’organisation en avril dernier du jubilé d’or du diocèse de Boma jusqu’à s’en afficher la vedette et artisan principal reconnu aussi bien par l’autorité diocésaine elle-même, ci-devant Mgr Cyprien Mbuka, que par l’ensemble de la communauté chrétienne de la place.

On peut aussi énumérer au palmarès de ce déploiement plusieurs autres actions publiques qui retiennent l’attention. Il y a en premier lieu, outre son inscription à la mairie de Boma comme résident de cette ville, son enrôlement pendant la réactualisation en cours du fichier électoral dans la province du Bas-Congo. L’occasion de son déplacement à cet effet au bureau de la Commission électorale indépendante (Cei) lui a permis de s’adresser, à travers l’assistance présente, à la population du Bas-Congo en général pour transmettre un message fort sur l’importance de l’acte civique d’inscription au rôle électoral.

L’honorable membre de la Chambre haute du Parlement a à ce sujet lancé un vibrant appel à tous les compatriotes du Bas-Congo à s’enrôler massivement parce que c’est par cet acte seulement qu’ils peuvent véritablement se préparer à assumer la responsabilité qu’ils ont de participer à la vie nationale. Tout mépris ou toute négligence de cette inscription au rôle électoral en signe de manifestation un tantinet de révolte contre des autorités que l’on conteste pour diverses raisons ne feront que compromettre de plus belle les intérêts de la Nation au détriment de ceux de la population, comme on le déplore généralement, a martelé le Sénateur Jacques Mbadu.

C’est vital pour la province de s’inscrire au rôle électoral !

Il faut que toutes les personnes à l’âge de voter cherchent à avoir le document attitré, en l’occurrence la carte électorale, afin qu’au moment du vote, ils puissent choisir en toute conscience et responsabilité les candidats appelés à défendre leurs intérêts à la représentation nationale, parce que c’est là que se décide le sort et du pays et de ces intérêts. Continuer à se désintéresser de l’élection est une attitude négativiste très préjudiciable pour tout le monde.

Le sénateur Mbadu expliquera que pour une province aux dimensions les plus réduites sur l’échiquier national, même au plan démographique, ses intérêts sont en danger sans représentation nationale valable. Alors qu’avec sa population tant au Bas-Congo que dans la capitale, si tout son électorat jouait bien le jeu démocratique, il lui est bien possible d’arracher tout au moins une demi-centaine d’élus qui lui feraient peser à concurrence du dixième de cette représentation nationale, ce qui permettrait de bien défendre les intérêts de la province. Il va donc de la vie du Bas-Congo que sa population participe dans toute sa masse au vote, en commençant par l’enrôlement nécessaire à cet effet.

La raison de cette campagne a été justifiée par le Sénateur Jacques Mbadu lui-même indiquant ce qui suit. « La sensibilisation des citoyens à l’enrôlement, a-t-il confié à la presse, constitue un devoir pour nous tous, hommes politiques et élus. Je lance donc un message à l’ensemble de toute la population du Bas-Congo pour lui dire qu’en démocratie, la force d’une province se mesure par les représentants qu’elle a dans une assemblée constituante.

Au Bas-Congo, nous devons pouvoir compter avec plus ou moins 50 à 60 sièges. Si nous ratons cet objectif, nous serons toujours faibles. C’est pourquoi j’en appelle à toute la classe politique, à toute l’opinion dans la province, pour qu’ensemble nous puissions faire de l’opération d’enrôlement un problème personnel et privé. Chacun doit en faire son problème personnel et privé.

Au niveau des acteurs politiques et autres opérateurs économiques, j’en appelle à leur sens de responsabilité face à pas mal de problèmes qui se posent à la Cei, notamment, outre la sensibilisation de la population, ceux d’intendance qui handicapent le bon accomplissement des opérations d’enrôlement.

Si nous devons attendre que l’Etat seul fasse tout, nous risquons de ne pas atteindre l’objectif visé. Il faudrait que chacun mette la main à la pâte autour, par exemple, de la Maire de Boma en ce qui concerne cette ville, afin que nous puissions apporter des solutions locales aux problèmes qui se pose au plan local, tel celui des fiches électorales à suppléer. C’est bon d’appeler les gens à l’enrôlement, encore faut-il que le matériel pour ce travail ne fasse pas défaut.

Il y a d’autres aspects sur lesquels il est bon de porter également l’attention. Les membres des équipes des bureaux d’enrôlement de la Cei travaillent souvent sans manger des journées entières durant. Comment sans manger peuvent-ils bien travailler cinq jours d’affilés chaque semaine ?

A l’intention de la population je fais constater, par exemple, qu’on a compté, au niveau des élèves dans la ville de Boma, plus ou moins 60 à 70.000 jeunes à l’âge de voter mais qui ne sont pas encore enrôlés. S’ils l’étaient, nous pourrions passer le cap de 200.000 enrôlés. J’en appelle donc à la conscience de toutes ces personnes qui ne se sont pas encore fait enrôler pour qu’elles le fassent, afin que nous puissions faire peser la province ».  

Même l’alléchante manne pétrolière concernée par l’enrôlement !

Pour marquer son souci de voir cet enjeu pleinement rempli, le Sénateur Jacques Mbadu ne s’était pas seulement contenté de l’enrôlement et de l’appel des siens à l’imiter dans son geste, il s’est tourné même du côté du bureau de la Cei en veillant à ce qu’il remplisse correctement sa mission. Compte tenu des fréquentes ruptures souvent constatées des stocks des fiches électorales, par exemple, l’honorable sénateur n’a pas hésité un seul instant à parer à la difficulté en suppléant à cette carence avec l’apport d’abord de 20.000 fiches dans un premier temps, en suite de 10.000 en second lieu.          

Le but final visé dans cet investissement à faire le plein de l’enrôlement a également été expliqué par le Sénateur Jacques Mbadu dans une plaidoirie qui mérite de retenir l’attention. Il a considéré notamment de gros enjeux économiques. « Je prends le cas des sociétés pétrolières qui affluent actuellement au Bas-Congo apportant une manne pétrolière représentant beaucoup d’argent. Eh bien, soulignera le membre de la Chambre haute du Parlement, pour que le Bas-Congo soit défendu et trouve le compte qu’il mérite dans ce pactole, il faut qu’elle ait beaucoup d’élus à la représentation nationale.

Il y a à cela un préalable. Il faut que nous nous fassions enrôler de façon massive pour nous assurer cette importante représentation nationale afin qu’au moment où le pétrole va commencer à couler dans notre province, nous sachions pouvoir dire au gouvernement central : attention, c’est tout de même chez nous que nous sommes en train de subir a pollution, laissez-nous une part importante pour le développement de la province. Il est donc très important de se faire enrôler, parce que les jours à venir seront très prometteurs pour le Bas-Congo ».

Apaisement des esprits à SOCO

C’est dans ce contexte de perspectives économiques qui se profilent derrière les enjeux électoraux que le Sénateur Jacques Mbadu a poursuivi ses contacts des vacances parlementaires auprès des structures socio-économiques, en commençant pas la nouvelle firme pétrolière qui s’implante au Bas-Congo, à savoir : la société britannique SOCO qui va exploiter le pétrole on-shore dans le territoire de Lukula.

Le Sénateur a donc effectué une visite à Kipholo où est installée cette société, pour se rendre compte des réalités qui s’y posent. Le site appelé à déclencher le boum pétrolier au Bas-Congo vit des réalités particulières, tel un malaise social parmi la population autochtone qui considère que l’implantation de SOCO s’effectue au détriment de ses intérêts, notamment en ce qui concerne l’utilisation de la main-d’œuvre locale. Le Sénateur Jacques Mbadu a vérifié cette situation pour en faire état à bon escient.

Face à la grandissante rumeur sur la marginalisation de la main d’œuvre locale dont est accusée SOCO, le sénateur a fait découvrir que la critique a été exagérée. Et pour cause. Il est apparu que la société SOCO qui utilise une technologie de pointe réduisant très fort le recours à une grande main d’œuvre, n’a pas besoin d’utiliser un grand personnel. Pour le cas d’espèce, il semble que SOCO n’a besoin que d’une petite trentaine de travailleurs dont une vingtaine serait constitué d’autochtones ressortissants des secteurs de Kakongo et ses voisins. Ainsi les ressortissants locaux trouveraient bien leur compte.

Il n’y aurait donc pas lieu d’alarmer l’opinion, fera constater le Sénateur Jacques Mbadu, qui indiquera que le grand avantage de l’implantation des usines pétrolières modernes du genre SOCO se trouve dans les effets connexes de création de multiples entreprises sous-traitantes qui, elles, font appel à une masse plus importante d’emplois, déclenchant de ce fait le boum économique dont il revient à la population avertie de tirer profit.

Riche et décisif ressourcement à la base

Plusieurs autres et remarquables actions à caractère social sont aussi à mettre à l’actif du Sénateur Jacques Mbadu en vacances parlementaires à Boma au Bas-Congo. En plus de son brillant investissement dans l’organisation du jubilé d’or du diocèse du même nom, l’élu au Sénat s’est déployé dans plusieurs œuvres sociales. D’abord à la mairie de Boma où il s’est engagé, comme indiqué ci-haut, à appuyer la réhabilitation du prestigieux hôtel érigé sous la colonisation pour abriter le siège du gouverneur colonial lorsque Boma était la capitale du Congo avant Léopoldville baptisée plus tard Kinshasa. Une cinquantaine de tôles a été remise à cet effet par le Sénateur Mbadu.

Il y a à mentionner enfin une substantielle assistance à des groupes sociaux des déshérités. Ont été particulièrement ciblées des femmes accouchées de certains centres hospitaliers et maternités de Boma. Quelques unes de ces femmes avaient accouché le jour même du cinquantième anniversaire de l’indépendance de la RDC, le 30 juin dernier. Les autres ont été libérées par le couple du sénateur Mbadu d’une longue prise en otages dans les centres médicaux pour non paiement des frais de leurs soins. Toutes ces interventions ont amené le public et même le bourgmestre de la commune de Nzadi à appeler M. Jacques Mbadu « Papa social ».

La visibilité du Sénateur de Boma aux actuelles vacances parlementaires qui tirent à leur fin a, en fait, été ressortie à travers un résumé d’une douzaine de remarquables actions, à savoir : organisation du jubilé d’or du diocèse, participation au défilé du cinquantenaire de l’Indépendance le 30 juin à Boma, inscription au registre de la commune de Nzadi comme résident de cette ville, enrôlement pour les élections, don de tôles pour la réhabilitation de la mairie de l’ancienne capitale du Congo, payement des frais ayant libéré des femmes gardées en otages dans des centres médicaux, intervention pour réhabilitation du centre hospitalier Boboto à Dumbi avec notamment prise en charge du renouvellement de son bloc opératoire.

La boucle de ces actions est bouclée par les visites successivement à la Cei/Boma gratifiée du lot accordé de fiches électorales, à la nouvelle société pétrolière SOCO où les esprits ont été calmés et apaisés à propos du malaise autour de l’embauche des ressortissants du coin, ainsi que la tenue d’une brillante conférence de restitution de la session parlementaire de mars, conférence publique ponctuée d’un tour d’horizon sur la situation de la province, et la participation à Kisangani à la récente université du cinquantenaire du parti PPRD dans lequel a fini par atterrir le Sénateur Mbadu comme l’eau qui va à la source.

Le palmarès est éloquent et démontre que les vacances parlementaires sont loin d’être pour un honorable sénateur un temps de loisir à consacrer à se la couler douce, mais un décisif moment de ressourcement auprès de la base politique constituée de l’électorat du terroir. Cela a été le cas pour l’honorable Jacques Mbadu qui s’est refusé de tourner en rond dans la capitale. Il a bien rempli son temps et ainsi il pourra assurément produire un riche rapport des vacances parlementaires.

Daniel Nzuzi/MMC


(DN/Yes)