Les déclarations liées à la publication du projet Mapping sur les violations des droits de l’homme et droit international commises sur le territoire de la Rdc 1993 et 2003 ont été interdites par le gouvernement.
Le gouvernement, à travers le ministre de la Justice et des Droits humains, Luzolo Bambi Lessa, s’abstient de réagir officiellement à la publication, par la presse internationale, relayée par certains médias congolais, du projet MAPPING sur les violations des droits de l’homme et de droit international humanitaire commises sur le territoire de la RDC entre 1993 et 2003.
Le ministre Luzolo l’a fait savoir, vendredi dans la soirée, lors d’une communication à la presse, dans son cabinet de travail. Au cours de cette adresse, il a rappelé que le gouvernement avait, au mois de juin 2010, reçu de la Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’homme, l’avant-projet de ce rapport MAPPING et il avait été demandé en son temps, au gouvernement de transmettre ses observations avant toute publication officielle.
Pour le ministre de la Justice et des droits humains, le gouvernement ayant transmis le 7 août dernier ses observations, il attend la publication formelle du rapport par le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, selon les règles et la procédure. C’est seulement après, a poursuivi le ministre Luzolo, que le gouvernement se prononcera officiellement sur le contenu de ce projet. Répondant aux préoccupations de la presse, Luzolo Bambi a fait savoir par ailleurs que la dénonciation faite par le projet MAPPING n’est pas une nouveauté, le gouvernement ayant, depuis longtemps, dénoncé les violations des droits de l’homme, à travers la publication régulière des « livres blancs », couvrant diverses périodes et différentes catégories de violations graves des droits de l’homme.
A titre illustratif, Il a cité les cas notamment de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire des violences sexuelles ; du génocide à huis clos (massacres de Makobola, de Kasika...) ; les crimes commis à Kisangani en 2002 ainsi que les crimes d’anthropophagie sans compter la situation de la RDC déférée devant la Cour Pénale Internationale (CPI) dans les affaires Thomas Lubanga, Mathieu Ngudjolo et Germain Katanga.
Présentation du « Livre Blanc » consacré à Floribert Chebeya
Au cours de la même communication, le ministre Luzolo a présenté le Tome I, du « Livre Blanc » édité par son ministère, dédié à feu Floribert Chebeya, intitulé « Justice et Hommage au défenseur des droits des Humains ». A propos de cette publication, Luzolo Bambi a affirmé que le gouvernement tient à ce que la justice établisse les responsabilités en toute indépendance et que son ministère veille à ce qu’un procès impartial soit organisé à l’issue des enquêtes judiciaires en cours.
Ce livre blanc présente la situation de l’affaire Chebeya à ce jour et note les efforts que le gouvernement entreprend pour que les auteurs de la mort de cet activiste des droits humains soient sanctionnés conformément aux lois de la RDC.
Outre l’avant-propos et la conclusion, le livre Blanc comporte deux chapitres principaux subdivisés en sous points. Le premier chapitre se base sur le cadre normatif et institutionnel des droits de l’homme en RDC et le deuxième chapitre est consacré au dossier Chebeya et contient les considérations générales ainsi que les circonstances de sa mort.
ACP
(HM/TH/GW/Yes)