Le vice-Premier ministre en charge des Postes, Téléphones et télécommunications (PTT), Simon Bulupiy Galati, a été saisi, lors de son passage la semaine dernière à Isiro, chef-l­ieu du district du Haut-Uélé, dans la province Orientale de la requête de la population de cette ville qui demande la réouverture de la route Nia-Nia-­Isiro, en passant par Wamba. Cette route d’une importance capitale dans les transactions entre Isiro­Kisangani (plus de 600 km au Nord), d’un côté, relie qui ce qui était autrefois la capitale de l’or vert (café) à Bunia et les villes de Nebi et Butembo, dans le Nord-Kivu.

Outre la route Nia-Nia-Isiro, le vice-Premier ministre Bulupiy qui a promis d’être l’interprète de cette population auprès du gouvernement central, a également fait un constat amer de la dégradation des infrastructures dans cette partie du pays. Pas des routes, les bâtiments publics sont en délabrement très avancé et d’autres endommagés par les multiples guerres d’agression.

A la station terrienne de Magambe, à 6 km du centre-ville, le vice-Premier ministre Bulupiy n’a pas caché sa consternation de constater que ce bijou, qui faisait autrefois la fierté du district du Haut-Uélé en général et de la ville d’Isiro en particulier, n’est aujourd’hui que la ruine. Les câbles ont été emportés, pas de batterie et encore moins un groupe électrogène. L’antenne parabolique a été détruite par une roquette. La ville d’Isiro, connue autrefois comme la capitale de l’or vert a causé de ses activités florissantes du café, n’est aujourd’hui que l’ombre d’elle-même et mérite l’attention particulière du gouvernement central dans le cadre des cinq chantiers de la République.

A Kisangani, le vice-Premier ministre, en compagnie du ministre provincial des PU, a visité le Palais de la Poste, un édifice conçu pour abriter l’OCPT/province Orientale. Le constat est le même le bâtiment est en délabrement très avancé a cause des mêmes guerres. Malgré la mise en public du bâtiment pour location, l’insolvabilité des entreprises de communication et d’autres services publics et privés générateurs de recettes, les agents de l’OCPT/Kisangani accusent aujourd’hui 52 mois d’arriérés de salaires.

ACP


(HM/TH/GW/Yes)