Le nouveau commandant des forces de la Monusco (Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo) vient d’effectuer une visite d’inspection de 24 heures des contingents des Casques bleus déployés dans la province de l’Equateur.

Le lieutenant-général Chander Praskash s’est rendu mercredi 25 août 2010 à Dongo et à Gemena, avant de rencontrer jeudi 25 août à Mbandaka, le gouverneur et les membres du conseil provincial de sécurité. Il s’agit de sa première mission dans la Brigade ouest de la Monusco depuis sa prise des fonctions, le 13 août dernier, en remplacement du général Babacar Gaye.


A l’issue de sa visite, le commandant des forces de la Monusco a transmis ce message aux autorités et à la population de l’Equateur dans ces propos traduits par le porte-parole de la Mission onusienne. Il a déclaré : « Sur base de ce que j’ai pu voir dans le district du Sud-Ubangi et même ici à Mbandaka, toutes les autorités civiles, tout le monde fait un effort pour améliorer la situation que nous avons connue précédemment.

Le message que j’ai délivré c’est celui de la paix. Et d’ajouter : « J’ai dit que la seule réponse à tous les problèmes c’est la paix. Il n’y a rien qui puisse se faire sans la paix. Il n’y a rien à attendre de la guerre. Aucun investisseur ne viendra dans cette province s’il n’y a pas de paix. Alors, nous tous, Nations Unies et population congolaise, devons travailler pour la paix dans cette province … ».

Le fait pour le nouveau commandant des troupes de la MONUSCO de commencer ses tournées d’inspection par la province de l’Equateur traduit l’attention qu’attache la communauté internationale à la stabilisation de la situation dans cette partie de la RDC, ainsi qu’à son développement. Le message du général chander à la population de l’Equateur est non seulement clair mais, plein de signification.

Parce que les conflits tribaux auxquels la province vient de faire face à Dongo et dans les villages environnants ne peuvent produire rien de bon pour les habitants qui, d’ailleurs, ont fui par milliers leurs villages pour se réfugier au Congo/Brazzaville. D’où la nécessité de la paix sans laquelle tous les projets de développement ne verront jamais leur exécution.

Il faut souligner que ce message vaut également son pesant d’or pour l’ensemble des institutions et du pays tout entier. La partie Est de la RDC comprenant les provinces du Sud-Kivu, du Nord-Kivu, du Maniema et la province Orientale est très concernée par le retour définitif de la paix. Mais il faut compter avec la MONUSCO afin de parvenir à cet objectif.

Stéphane Etinga/Le Potentiel


(GTM/TH/GW/Yes)