Le don du Chef de l’Etat pour la relance de la Minière de Bakwanga (Miba) ne cesse d’alimenter du jour au lendemain des analyses d’actualité en République démocratique du Congo. Beaucoup de journaux parus aujourd’hui y sont revenus.
Le quotidien L’AVENIR qui revient de nouveau sur ce dossier, note que le chèque de dix millions de dollars remis à la Miba est d’une contribution significative car il permettra la certification de réserves tout en sauvegardant plus de 4.572 emplois.
« Viols à l’Est : la crédibilité de la Monusco entamée ». Selon LE POTENTIEL qui publie ce titre ce matin sur sa manchette, des nouveaux cas de viols massif sont signalés à l’Est, plus précisément au Nord-Kivu avec un nombre impressionnant.
A en croire notre estimé confrère, les viols portent sur près de 154 civils, femmes et enfants, qui ont eu à subir, pendant plus de quatre jours, des supplices corporels perpétrés par des hommes proches des FDLR et des miliciens Maï-Maï.
Les hommes de la Monusco étaient à côté du lieu du drame. Mais, ils n’ont rien entendu. Même pas les cris et pleurs de ces femmes en détresse. Ils n’ont donc rien fait pour prévenir la tragédie. Stupéfaite par cette passivité, la plus haute sphère des Nations unies n’a pas caché son indignation.
L’AVENIR estime que cela est tout simplement une marque de désaveu qui remet totalement en cause la longue présence des troupes des Nations unies en RDC.
Ces cas ont été constatés dans 13 villages le long d’une portion de route de 21 kilomètres du territoire de Banamukira, entre le 30 juillet et le 2 août, écrit LE POTENTIEL.
Les assaillants ont bloqué la route et empêché les villageois d’atteindre les communications extérieures pour demander de l’aide. De nombreuses maisons ont également été pillées.
Evoquant le même dossier, le quotidien L’AVENIR enfonce également pour sa part la Monusco. D’après lui, informée le 31 juillet 2010 du mouvement des rebelles hutu rwandais (Fdlr) vers Luvungi, alors que l’occupation du village et les viols collectifs avaient commencé le 30 juillet 2010, la Monuc aurait envoyé une patrouille qui aurait traversé le village sans rien voir ni entendre sur ces viols.
Selon l’Ong IMC, citée par New York Times, indique le confrère, la Monusco avait été informée par elle de ces viols depuis le 6 août 2010. Mais la Monusco prétend n’avoir été informée que le 12 aout 2010.
Pour L’AVENIR, la presse occidentale a commencé à comprendre le caractère inutilement encombrant de la Monusco. Une mission claire non remplie et beaucoup de moyens pour rien.
Les confrères occidentaux sont en voie de nous rejoindre pour rappeler au monde entier que la Monusco (c’est bonnet blanc, blanc bonnet), est plus une parade qu’une vraie solution au vrai problème congolais.
Le confrère dit pour conclure que, malheureusement, lorsque certains parlent de la Monusco pour l’évaluer, ils se réfèrent moins à sa mission originelle, à savoir, la protection de la population.
« Le gouvernement évalue l’exécution des recommandations du Parlement », a déclaré la RADIO OKAPI. Pour cette radio onusienne, beaucoup de recommandations du Parlement faites au gouvernement congolais ne sont pas appliquées. C’est ainsi que, réunis dans un séminaire hier, les experts de plusieurs ministères et des parlementaires réunis au cours d’un séminaire à Kinshasa, évaluent le niveau d’exécution des recommandations du Parlement.
Ce séminaire organisé par le ministère des Relations avec le parlement est soutenu par le Premier ministre Adolphe Muzito. Pour le chef du gouvernement, il est question de faire une autocritique objective pour voir dans quelle mesure le gouvernement applique les recommandations de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Le crash d’un avion de Filair, survenu au Bandundu, n’a pas laissé indifférente l’Eglise catholique. C’est ainsi que, par la bouche de Mgr Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, cette église exige au gouvernement congolais de fournir plus d’efforts pour que ces genres d’accident ne puissent plus se reproduire. Le quotidien L'AVENIR qui en parle, souligne que l'Eglise catholique demande aux autorités, chacune en ce qui les concerne, d’établir les causes de l’accident, de juger les coupables et de prendre des mesures efficaces.
Célestin Lutete/MMC
(CL/Yes)