Le crash d’un avion de la compagnie Filair à Bandundu est abondamment abordé par la presse congolaise qui ce jeudi parle également de la problématique du retour des refugiés rwandais dans leur pays ainsi que de la santé de l’ex-Vice-président Arthur Z’Ahidi Ngoma.
Dans son titre « Un avion Let 410 de Filair s’écrase à Bandundu : 21 morts », LE PHARE parle d’un film de science-fiction auquel ont assisté médusés et ébahis, les habitants de la ville de Bandundu qui est le chef lieu de la Province portant le même nom. Une boule de feu, décrit-il, sorti des nuées, est tombée sur une maison au quartier de l’Office des Routes, tuant au passage une femme et son bébé.
Cette boule de feu n’était autre que l’avion bi-réacteur de fabrication tchèque de la compagnie Filair en provenance de Kinshasa avec aux commandes le pilote du nom de Philemotte, qui pourtant totalise une trentaine d’années de vol en Rdc, poursuit ce journal.
Selon des techniciens de la Rva et d’autres témoins oculaires, avant d’atterrir à Bandundu, le pilote aurait prévenu les services du sol qu’il était en panne sèche et avait besoin du carburant pour le retour à Kinshasa. LE PHARE indique par ailleurs que c’est au retour des escales de Kiri et Inongo que l’irréparable s’est produit.
« Un crash de plus : Un avion de Filair tombe, 20 morts ». Selon les informations en notre possession, écrit L’AVENIR qui donne ce titre, le propriétaire de Filair qui pilotait l’avion, le copilote, une hôtesse de l’air et 17 passagers comptent parmi les victimes de ce crash. L’avion, explique-il, s’est abattu sur une maison. « Le bilan au sol n’est pas encore connu. Il en est de même de la cause qui a été à la base de cet atterrissage raté. En plus du problème de la vétusté des appareils, il y a celui de la surcharge des aéronefs, sans oublier le mauvais emplacement des aéroports, estime notre confrère.
L’AVENIR dénonce par ailleurs « les conditions d’embarquement à bord des avions congolais sont souvent cause d’accidents. On voit parfois des gens courir, se précipiter de monter dans l’avion comme on le voit aux arrêts de bus où chacun se sert de ses coudes pour s’offrir une place à bord. On n’est jamais sûr de voler avec le poids exigé.
Et de dénoncer: « Les passagers s’offrent la complicité des agents commis au service d’embarquement pour faire passer des bagages non pesés ou qui ne peuvent être considérés comme bagages à main. Pour de petits intérêts égoïstes, certains Congolais mettent ainsi en péril la vie de plusieurs passagers ». D’où, conclut-il, le ministère de transport et Voies de communication a du pain sur la planche ».
« Encore un drame évitable sur le ciel congolais », titre pour sa part LE POTENTIEL. Il est vrai que le pilote a évité un carnage parce qu’il s’est écrasé à la dernière case près de l’aéroport, soutient ce journal qui toutefois reconnaît : « les avions de Filair ont toujours inspiré confiance aux usagers habitués de l’aéroport de Ndolo pour les destinations sur le Bandundu, le Bas-Congo, … à cause de la rigueur qui l’a toujours caractérisée.
Ce journal alors une sonnette d’alarme en relevant que l’accident qui vient de se produire appelle à une vigilance tous azimuts.
Ce crash pouvait bien être évité, poursuit LE POTENTIEL en s’interrogeant : « Comment ne pas y croire ? » Et de dire : « Dans l’éventualité d’une gestion moderne et responsable de l’autorité de l’aviation civile, aucune autorisation de décollage ne pouvait être accordée à un avion ne disposant pas d’une quantité suffisante de carburant ».
Pour LE POTENTIEL, la responsabilité de la Régie des voies aériennes, RVA, est engagée. Les aéroports pour lesquels des voyageurs paient une surtaxe appelée «IDEF» sont plutôt des mouroirs. A l’aéroport de Bandundu-ville, même l’ombre d’un extincteur n’était pas, à en croire des témoignages crédibles.
« Mort confirmé du patron de Filair ! », titre pour ce qui le concerne LA PROSPERITE pour parler de cet accident. Ce journal qui avance un bilan de 20 morts et parle d’ un survivant qui serait présentement hospitalisé. Parmi les victimes, se trouve le patron de cette compagnie d’aviation M. Philemotte qui, selon les dernières informations était aux commandes de cet appareil, écrit ce journal qui explique que les causes exactes de cette catastrophe ne sont pas encore connues. Cependant, dit-il, d’aucuns évoquent un atterrissage forcé, d’autres spéculent sur une panne de carburant.
Au sujet de la problématique du retour des refugiés rwandais dans leur pays, LE POTENTIEL titre : « Retour massif des réfugiés : Kivu : le décor d’un conflit est planté ». Il explique que « la province du Nord-Kivu n’a pas encore cessé de panser ses plaies qu’elle doit aujourd’hui faire face à un conflit d’une autre nature. Les querelles foncières ont refait surface dans cette partie du territoire national. La raison, dit-il, le retour massif des réfugiés congolais en provenance du Rwanda.
LE POTENTIEL constate que le décor est donc planté pour un conflit de grande envergure. Kinshasa doit parer au plus pressé pour tout débordement. Pour ce journal, la déstabilisation du Nord-Kivu a certainement un but. Celui de fragiliser davantage cette partie du territoire pour le détacher en la rendant ingouvernable. Question, dit-il, de se faire passer facilement dans cette situation de non Etat la thèse de la balkanisation. La région est encore loin de connaître la paix tant que des agendas cachés alimenteront les actions des uns et des autres.
« Kinshasa-Kigali : Controverse autour de 26 faux Rwandais parmi les 58 rapatriés ! ». LE PALMARES qui propose ce titre écrit : « Un incident qui sort de l’ordinaire. Il s’agit d’une controverse autour de nationalité de vingt-si ex éléments Fdlr. Selon le Parec chargé du rapatriement de ces éléments rwandais. Ils sont bel et des Rwandais, insiste ce journal qui déplore : « Mais la commission rwandaise chargée de la démobilisation et de la réinsertion des ex combattants trouvent en eux des Congolais purement et simplement. D’où la mise sur pied d’une commission mixte, propose ce journal qui ajoute par ailleurs : « Ils pensent ainsi que le Parec devra faire attention car, le gouvernement rwandais chercherait des voies et moyens de mettre fin à mettre à l’opération sous le prétexte fallacieux d’infiltration congolaise dans le rang de refugiés.
Au sujet de la santé de l’ancien Vice- président de la République en charge du social et de la Culture, « Z’ahidi évacué d’urgence à Jo’Burg ». Joint au téléphone, l’ancien vice-président de la République remercie le chef de l’Etat pour avoir mis à sa disposition un avion médicalisé, rapporte FORUM DES AS qui propose ce titre et qui ajoute que des sources proches de sa famille ont indiqué qu’il a été victime d’un profond malaise. Avant son évacuation,, des médecins congolais ont tout fait pour que l’irréparable ne se produise. 24 heures après sa pris en charge.
« Réélection de Kabila : Rupture des alliances : le Pprd prend un grand risque ! », titre LE PALMARES. Faire élire Joseph Kabila au premier tour sans alliance paraît vraiment très alléchant, mais, entre me vœu et sa matérialisation, il y a un fossé que l’on comble rarement. Le Pprd ne doit pas oublier qu’en 2005, il avait la même prétention qu’aujourd’hui. Si Kabila l’avait suivi, on n’en serait pas où nous sommes, estime ce journal.
Boni Tsala/MMC
(BT/Yes)