La Maison blanche condamne dans les termes les plus forts le meurtre de trois casques bleus indiens et appelle le gouvernement de la RDC à mener une en­quête approfondie en s’as­surant que les auteurs seront traduits en justice. Les Etats-Unis d’Amé­rique exigent une enquête approfondie sur le meurtre de trois casques bleus indiens, tués mercredi  dernier dans le camp de Kirumba dans la province du Nord Kivu.


« Nous condamnons, dans les termes les plus forts, cette attaque et appelons le gouvernement de la Rdc à mener une enquête approfondie et à s’assurer que les auteurs seront promptement traduits en justice », a déclaré à la presse le porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley, cité par l’Afp.

La Maison blanche a profité de cette occasion pour présenter ses cond­oléances aux proches des victimes et aux autorités indiennes dont elle a loué l’engagement au sein de la Mission de l’Onu pour la stabilisation de la Rdc (Monusco). Depuis jeudi, les For­ces armées de la Rdc avaient pu mettre la main sur deux suspects, dont l’un a reconnu les faits et affirmé que les auteurs de l’attaque faisaient partie du groupe des Maï-Maï/Pareco.

La demande des Usa rejoint la position du gouver­nement congolais qui attend avec fermeté les résultats de l’enquête menée sur le terrain. D’après le major Sylvain Ekenge, porte-parole de l’Opération Amani Leo cité par la radio okapi, l’enquête initiée depuis jeudi se poursuit afin de détermi­ner les motivations de cette tuerie.

Mais en attendant, les deux suspects seront déferrés devant la justice pour qu’ils répondent de leur acte. Sans trop s’étendre, le Major s’est montré réservé et a dit que l’enquête va tout révéler. Pour le moment, point n’est question de se livrer à des commentaires sur l’identité de ces assaillants, notamment de savoir s’ils opéraient avec les insurgés rwandais des Forces démo­cratiques pour la libération du Rwanda (Fdlr).

Cependant, l’hypo­thèse d’une coalition n’est pas exclue. Car, à un mo­ment donné, ces deux grou­pes opéraient simultanément et côte à côté contre les positions des forces loyalis­tes. L’on se rappellera qu’il fallait une intervention mus­clée des forces du Rwanda et de la Rdc pour traquer les positions des insurgés rwandais des Fdlr et des autres groupes armés, présents dans la partie est de la Rdc. S’agissant de ces rebelles hutus rwandais, le gouvernement congolais avait annoncé le rapatrie­ment de 58 ex-combattants rwandais dans leur pays.

APA


(GTM/TH/GW/Yes)