Le Chairman refuserait de perdre le seul et unique poste qui l’honore encore, à savoir la présidence de l’assemblée provinciale de Kinshasa. Et aussi surprenant que cela peut paraître, Jean-Pierre Bemba qui prétend avoir la ville de Kinshasa dans ses poches ne veut jamais lâcher Roger Nsingi.
Le bras de fer qui oppose le président de l’Assemblée nationale de la ville province de Kinshasa, Roger Nsingi Mbemba, avec son parti politique le Mouvement pour la libération du Congo (Mlc), vient de prendre une allure inquiétante, à telle enseigne que depuis La Haye, à en croire certaines indiscrétions, Jean-Pierre Bemba, très nostalgique pour les Kinois, sort de son mutisme.
Le Chairman refuserait de perdre le seul et unique poste qui l’honore encore, à savoir la présidence de l’assemblée provinciale de Kinshasa. Et aussi surprenant que cela peut paraître, Jean-Pierre Bemba qui prétend avoir la ville de Kinshasa dans ses poches ne veut jamais lâcher Roger Nsingi.
Les extrémistes du Mlc ont cru qu’avec l’arrivée de Roger Nsingi à la tête de l’Assemblée provinciale Kinshasa, il y aurait de manifestations du genre « ville morte », « marches », et autres activités susceptibles de perturber l’ordre public, tout en foulant au pied les efforts de paix chèrement acquis par le Président de la République Joseph Kabila Kabange.
Or, Roger Nsingi, après s’être rendu compte de la façon dont la reconstruction du pays progresse dans le cadre de Cinq Chantiers, n’a pas voulu céder aux humeurs de politiciens en mal de positionnement. C’est ainsi qu’il est resté au milieu du village pour préserver non seulement cette paix, mais aussi les avancées de développement du pays, d’où son péché.
Tel est donc le profil d’un politicien qui ne voit pas que ses intérêts personnels mais celui de tous. Et surtout il ne veut plus jamais faire vivre aux Kinois les 21 et 22 août 2006 de triste mémoire. Comme il faut s’en rendre compte, ce sont les mêmes maux qui font que l’Opposition congolaise soit dépourvue de porte-parole jusqu’à ce jour, alors que cela constitue pour elle un manque à gagner.
Toutefois, comme le disait un confrère, si le bureau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa tombe, on pourra tout simplement dire que le MLC est très mal parti pour les échéances à venir. Après le départ de José Makila pour des accusations analogues, c’est maintenant le tour de Roger Nsingi. Ce qui est grave dans ce cas, c’est lorsque la décision de le faire partir vient du MLC lui-même. Ces points doivent faire mal au MLC, surtout qu’il lui sera demandé de faire le bilan de la gestion des Institutions lui confiées par le peuple. Quid des accusations de détournement contre le président de l’Assemblée provinciale?
Brandir un chapelet d’accusations contre une personnalité est un problème et en avoir les preuves en est un autre. Selon un député provincial de l’Assemblée provinciale de Kinshasa qui a requis l’anonymat, jusqu’à ce jour, il n’y a aucun dossier déposé sur la table du bureau de Roger Nsingi par rapport au détournement des deniers publics dont on accuse leur président.
Par ailleurs, il est révélé que le bureau Nsingi n’a jamais été contrôlé pour qu’on parle déjà d’un éventuel détournement. Pour ce qui est du dossier Retranskin, notre source renseigne que ce dossier qui est d’ailleurs sur la table du parlement provincial, concerne beaucoup plus le gouverneur André Kimbuta.
Supposons que si la démarche de cette déchéance de Roger Nsingi qui ressemble à une motion de défiance aboutit, ce qui ne sera d’ailleurs pas le cas car le Mlc très minoritaire au sein de cette assemblée, c’est le Président de l’Assemblée provinciale issu de l’Opposition institutionnelle à Kinshasa, c’est-à-dire du MLC, qui tombera après son Vice-président.
Cela aura comme conséquence de susciter les ambitions dans le chef de plusieurs partis politiques composant l’Assemblée provinciale. Et il serait possible que le poste aille ailleurs. Ce qui constituera un véritable camouflé pour ce parti politique.
Par ailleurs, selon certaines indiscrétions, c’est ce lundi 22 août 2010 que le président du groupe parlementaire du Mouvement de Libération du Congo (Mlc), vient encore déposer une autre motion de défiance contre le député provincial Luyeye, qui se trouve être également le questeur de cette assemblée, alors que la première motion contre le précité n’est pas encore vidée. Les observateurs avertis se posent la question de savoir à quel jeu joue le Mlc ? Après Itoka et Roger Nsingi, c’est le questeur Luyeye de l’Abako qui vient d’être ciblé. Peut-on déjà dire que c’est André Kimbuta qui est visé?
MMC/La Prospérité
(CL/TH/GW/Yes)