La Rdc constitue l’un des grands enjeux de la mondialisation, sans équivoque, la Monusco ainsi que la classe politique vont s’impliquer dans la planification des opérations électorales en tenant compte des exigences du calendrier rendu public par la Cei.
Entre la position de la classe politique congolaise et celle de la Communauté internationale face au processus électoral mis en branle par la Cei, la seconde est plus déterminante pour la suite des événements. Après avoir porté à bout de bras la RDC pendant plus d’une décennie à travers l’Onu, la Communauté internationale ne saurait lâcher le Congo sans garantie de stabilité. Des milliards de dollars ont été dépensés pour remettre le géant de l’Afrique centrale un tant soit peu d’aplomb. Et ce n’est pas par pur élan philanthropique que la Communauté internationale a consenti tous ces sacrifices.
La RDC constitue l’un des grands enjeux de la mondialisation. Menacé de s’éteindre, faute de recyclage conséquent, le capital mondial a plus que jamais besoin d’ouvertures et d’opportunités économiques fraîches. On ne saura jamais s’empêcher de le répéter: l’Occident, en tant qu’espace d’investissement, est déjà saturé. Inversement, l’Afrique est encore vierge sous ce rapport. Seulement, le continent noir n’est pas organisé et structuré à la hauteur des attentes du capital mondial. Il faut donc rapidement et sans délais organiser ce pandémonium africain. Non pas parce que l’Occident aime beaucoup l’Afrique, mais parce que c’est lui qui est le premier et principal bénéficiaire de l’opération.
Le premier préalable à remplir si l’on veut réorganiser l’Afrique, c’est de le relier de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud. Au carrefour de ce vaste plan de redressement se retrouve la République Démocratique du Congo. Sans le redressement de cette grande entité continentale, le pan de la mondialisation ne sera qu’un leurre. Il faut donc s’imprégner de ce truisme : avec ou sans nous, l’Occident va redresser le Congo. C’est infaillible. Jusqu’à ce jour, le monde essaye de le faire avec nous. Supportant tantôt nos caprices et nos incompréhensions, mais souvent notre immaturité. Ce n’est malheureusement pas sans délai. Si nous devenons un obstacle au bout du compte, le monde va superbement se passer de nous. Et nous y sommes presque.
De Meece à Boshab
Comment interpréter autrement la visite de travail que le représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu a payé au président de l’Assemblée nationale pour parler principalement des élections et de la marche du pays ? La Monusco s’est dit prête à apporter tout son soutien au processus électoral en cours. Et comme pour bien enfoncer ce clou, Roger Meece est allé le même jour faire une ronde à la Cei. Là, il a fait une déclaration sans équivoque à savoir que la Monusco s’impliquera dans la planification des opérations électorales (logistique, déploiement du matériel électoral sur toute l’étendue du pays) en tenant compte des exigences du calendrier rendu public par la Cei.
Il n’y a aucun commentaire à faire. Le processus électoral en cours a déjà reçu l’aval des décideurs de la planète. Autrement, l’Onu à travers sa nouvelle mission au Congo, n’aurait pas pris le risque d’apporter officiellement sa caution au processus. C’est connu de tout le monde. La crédibilité d’un processus électoral en Afrique n’a jamais dépendu du jugement intérieur. Il dépend presque exclusivement de l’appréciation de la Communauté internationale. Cela explique du reste pourquoi à chaque élection africaine l’opposition exige la présence d’observateurs internationaux.
De toutes les façons, puisque Washington a déjà pris le parti de l’actuel processus électoral, entendu que l’Onu et l’Union européenne émettent sur la même longueur d’ondes, rien ne sert de jouer à Don Quichotte. Les moulins à vent tuent. C’est un conseil gratuit.
Le Palmarès
(GTM/TH/GW/Yes)