L’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (Eisa) en collaboration avec le « Department for  international developpement (Dfid) organise depuis jeudi au Cepas dans la commune de la Gombe, un séminaire de deux jours sur « Le rôle de la société civile dans le processus d’élaboration et du suivi de l’exécution du budget national » en faveur des Ongs.

« Nous voulons que les Ong de Kinshasa se spécialisent dans le suivi du budget. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions initiées par Eisa en matière de renfor­cement des capacités des acteurs sociaux venus des divers horizons. Chacun d’eux a donc obligation de s’assurer si le budget alloué dans son secteur correspond aux besoins réels », a déclaré M. Vincent Tohbi, le Directeur résident de Eisa à l’ouverture de ce séminaire.

Comme par ses habitudes, les organisateurs ont recouru à l’expertise locale en choisissant deux Congolais pour animer  ces assises. Il s’agit de M. Georges Tshionza Mata, et Catherine Odimba, respectivement Coordonnateur et Consultante du Service de renforcement des capacités des  appuis à la société civile  (Seracob).

Parmi les sujets développés au cours de cette rencontre on peut évoquer « Etat de lieu du processus budgétaire en Rdc (l’établissement, l’examen du budget), l’approche méthodologique de suivi du budget, stratégies du plaidoyer, orientations méthodologiques du plaidoyer.

Tout ce que l’homme fait relève du budget de l’Etat. Le budget de l’Etat se rapporte à plusieurs secteurs comme la santé, la culture, les arts, a déclaré Mme Catherine Odimba dans l’introduction.
 
Pour sa part, M. Tshionza Mata a précisé que le moment choisi pour l’organisation de ce séminaire n’est pas fortuit.

Bientôt c’est la session  budgétaire. Le budget n’est pas l’affaire des seules élus ou des fonctionnaires. La vie de la nation se lit à travers le budget. En animant ce séminaire, nous voulons vous donner les armes nécessaires pour organiser des actions publiques dans le cadre de vos attributions. Les citoyens ont le droit de connaître ce qu’on fait  des moyens mis à leur disposition par l’Etat. Ainsi donc, parler du budget n’est pas une affaire des politiciens mais de la société civile.

Rappelant « le Principe de la Déclaration de Paris », qui est un engagement de tous les Etats du monde, M. Tshionza Mata a aussi expliqué que celui- ci avait été élaboré suite au constat selon lequel, l’aide allouée aux Etats du tiers monde ne permettait à ceux-ci de se développer. Cette déclaration comprend 5 principes.
 
Il s’agit de l’appropriation, une prise en charge locale de l’aide grâce au renforcement des stratégies de développement des pays à la suite d’une définition des politiques concertées entre pouvoirs publics et société civile, de l’alignement de l’aide sur les priorités, la responsabilité mutuelle par le renforcement des obligations réciproques entre pays donateurs et bénéficiaires. Mais également l’harmonisation des interventions des pays donateurs et la gestion axée sur les résultats.

En ce qui concerne l’élaboration et le suivi du budget, il faut aller avec des principes et non avec les insultes ou de attaques personnelles qui frustrent les décideurs, a dit cet orateur.

Eisa qui est toujours actuel organise ses projets en fonction des besoins ou des réalités sur terrain, ne s’occupe pas seulement des élections mais aussi de la bonne gouvernance. Il avait organisé en son temps entre autres  d’autres assises dans le cadre de la lutte contre la corruption.

Boni Tsala/MMC


(BT/Yes)