Trois casques bleus du contingent de la Monusco basé à Kirumba, plus au Nord de la Province du Nord-Kivu, en RDC ont trouvé la mort la nuit du mardi 17 à mercredi 18 août au cours d’une attaque lancée contre eux par des inciviques.

C’est ce jeudi 19 août que les corps de ces 3 soldats de la paix ont été rapatriés en Inde, leur pays  d’origine. La cérémonie d’adieux a eu lieu à l’aéroport international de Goma en présence des autorités Provinciales du Nord-Kivu.

Messieurs Omkar Singh, Parvinder Sing et Surat Bhagwan sont les trois éléments tombés lors de cette attaque.

Le Gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya, a adressé un message de condoléance à la Monusco et aux familles des disparus. La Province du Nord-Kivu est très choquée par ses assassinats, les premiers de ce genre connus dans cette partie de la République.

L’Autorité Provinciale l’a dit, après avoir salué le travail de la Monusco dans la Province dans le cadre de la consolidation des acquis de la paix, de la sécurité et de la stabilité de la région. Il a, à cette occasion réitéré son attachement et celui des 6 millions de ses administrés à la Monusco.

Auparavant, le Chef de l’Exécutif Provincial du Nord-Kivu, alors qu’il était en séjour de travail à Butembo, plus au Nord de la Province a effectué une descente sur les lieux de tristes événements, à Kirumba, mettant ainsi fin à sa mission officielle dans cette partie de sa Province.  

Déjà une commission d’enquête est à pied d’œuvre à Kirumba pour identifier les raisons de cet attaque ainsi que l’identité des ces hommes réfractaires au processus de paix en cours à l’Est de la Rdc.

Le gouvernement promet de sanctionner les auteurs du crime ayant causé la mort de trois Casques bleus indiens à Karumba, au Nord-Kivu.

Lambert Mende a indiqué que le gouvernement venait de diligenter une enquête pour punir sévèrement les auteurs du crime odieux contre la force de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco).

Avant de faire savoir que cet acte malsain commis contre les éléments de la Monusco est un défi que le gouvernement devra relever, en même temps qu’il continue à traquer toutes les personnes qui sèment des désordres dans l’Est du pays. Ce qui, selon le ministre Mende, va également dissuader ceux qui seront tentés dans ces aventures.

Par rapport à une certaine opinion qui attribue ces attaques au groupe armé Mayi-mayi, le porte- parole du gouvernement s’est tout de même réservé. « Ce n’est pas impossible que ce soit les Mayi-Mayi. Mais parler d’indice, c’est un peu prématuré », a déclaré le ministre Mende.

De son côté, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon a, depuis New-York, demandé au gouvernement d’ouvrir une enquête pour identifier les auteurs de cette tuerie et les traduire en justice.

C. Lutete/MMC/NK


(CL/Yes)