Le Colonel Olin Saunders, chef de l'équipe mobile de formateurs américains de Camber Corporation œuvrant en RDC accompagné du capitaine Mambo (FARDC) a eu, mercredi 18 août 2010 au Centre culturel américain un entretien avec la presse.
Occasion pour cet officier instructeur de fixer l'opinion tant nationale qu'internationale sur la formation des officiers des FARDC. Leçons d’un échange.
Le colonel Sanders aide particulièrement le gouvernement congolais à développer une stratégie de formation militaire et à former un bataillon d'infanterie légère. Cette formation des formateurs, qui a duré huit semaines s'est focalisée sur les opérations militaires, les droits de l'homme, les renseignements, le code de bonne conduite et les cours civilo-militaires pour que les militaires entretiennent de bonnes relations avec les civils.
Ce cours est destiné aux officiers pour leur permettre de développer des bons plans des opérations.
A en croire le colonel Olin Saunders, les officiers qui ont été formés ont laissé une bonne impression. Car, certains d'entre eux ont changé le comportement après avoir suivi la formation. « Certains parmi les formés avaient peur de partir au combat avant la formation, ils ont plus d'assurance en ce qui concerne la planification et la conduite des opérations », a-t-il clamé.
« Les officiers formés ont un impact positif sur la population locale conduisant des opérations militaires et civiles et des opérations psychologiques », a indiqué le Colonel américain.
Puisqu'avant l'arrivée des soldats formés dans la région de Mwene Ditu, les hommes en uniforme ne respectaient pas assez les droits de l'homme, a-t-il expliqué. Pour la simple raison que les civils n'avaient pas confiance en l'armée.
Parce que le taux de criminalité était très élevé dans la ville. Car, deux tribus de la région à savoir les Kanyoka et les Kamishe s'affrontaient près de Wikong. A entendre le colonel Olin Saunders, les soldats formés ont contribué à la pacification de la contrée.
Selon lui, ils ont aussi contribué à l'amélioration du rendement de l'agriculture dans des fermes, à la réparation des routes. Ils ont, en outre, appris à la communauté à creuser des puits. Raison pour laquelle les civils font actuellement confiance aux militaires. La preuve en est que la coopération entre les autorités civiles, la police et les FARDC est désormais bonne.
D'après le colonel Olin Saunders, depuis l'accident de Sange, les relations entre les FARDC et les civils se sont améliorées. Puisque trois infirmières militaires font jusqu'aujourd'hui partie de l'équipe des infirmiers qui traitent les patients victimes de l'incendie, internés dans un hôpital de la place. A Sange, les soldats ont également participé à l'aide aux victimes.
Dans la majorité de contrées où les militaires ont été formés, il y a eu plusieurs activités accomplies par les FARDC. A Rutshuru, par exemple, la population a peur des civils plutôt que des militaires.
Car, dans cette formation les militaires ont appris comment vivre, a martelé le Colonel Olin Saunders. D'où, il a invité les médias à faire état de points positifs de la formation.
D'ailleurs, le souhait est que cette formation soit étendue aux combattants. Répondant à la question de savoir comment se passe la sélection pour participer à cette formation, ce Colonel contractant américain a laissé entendre que c'est le ministère de la Défense congolais qui sélectionne les soldats.
Pour le capitaine de FARDC, à Sange, ce sont les militaires qui ont été les premiers à arriver sur le terrain. Contrairement à l’opinion largement répandue que ce serait la MONUSCO.
Il a fait savoir à cette occasion que les militaires congolais sont sur le lieu jusqu'aujourd'hui pour venir en aide aux victimes, sans commettre des actes de pillages dans cette cité.
S'expliquant sur la question du déficit communicationnel des FARDC, le Capitaine congolais a laissé entendre qu'il y a une structure qui doit donner les informations de l'armée.
Mais après la tournée du Colonel Saunders avec le Capitaine pour évaluer la formation, le rapport a été déjà transmis à la hiérarchie de l'armée congolaise qui est habilitée à y remédier avant de préciser que les militaires pris individuellement ne peuvent pas être des sources d’informations pour la presse.
Simard Simon Tsoumbou/Forum des As
(CL/TH/GW/Yes)