L’ordre du jour portera notamment sur l’examen des projets de rapport d’étape relatifs à la mise en œuvre du Programme de Coopération Monétaire en Afrique (Pcma) en 2009 faisant le point par pays, du respect des critères de convergence définis dans ce cadre.

L’occasion sera aussi indiquée pour plancher sur les activités du Comité conjoint Commission de l’Union Africaine-Abca, chargé de l’élaboration d’une stratégie de mise en place de la Banque Centrale Africaine (Bca).


En dépit de la crise financière qui a frappé durement les économies africaines en 2009, cette année aura été de tous les enjeux pour la République démocratique du Congo qui a été sur tous les fronts. Sur le front diplomatique ou politique, la Rdc s’est rapprochée avec son voisin le Rwanda, avant d’occuper la présidence de la SADC.

De même, le ministre de la Coopération régionale et internationale, Raymond Tshibanda, a lui occupé la présidence en exercice du conseil des ministres de al SADC.

Sur le front économique, les efforts fournis par le Gouvernement congolais ont permis au pays d’atteindre le Point d’achèvement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (I-PPTE). Dans le même registre économique, le congolais Jean-Claude Masangu, Gouverneur de la Banque centrale du Congo a occupé la présidence de l’Association des banques centrales africaines (ABCA).

Ainsi, 2010 va permettre à tous ces Congolais de rendre le tablier. Et donc le premier à le faire, c’est le chef d’Etat congolais, qui a cédé le bâton de commandement au Président Namibien ; Jean-Claude Masangu va céder à un Sénégalais et Raymond Tshibanda, quant à lui a été remplacé par un Namibien. Dans tous ces cas, c’est la Rdc et son peuple qui auront tiré un grand bénéfice.

Selon un communiqué de presse de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), le symposium annuel de l’ABCA qui se tient cette année à Dakar au Sénégal, regroupe les Gouverneurs des Banques Centrales accompagnés de cadres de haut niveau, des universitaires, ainsi que des représentants d’institutions régionales et internationales ayant un intérêt particulier dans les questions d’intégration économique et monétaire.

Et ce symposium entre dans le cadre des assises ayant également retenu des réunions du Comité Technique de l’Abca, la réunion du Bureau de l’Abca.

A cela s’ajoute la 34ème réunion ordinaire du Conseil des Gouverneurs de l’Abca, dont l’ordre du jour portera notamment sur l’examen des projets de rapport d’étape relatifs à la mise en œuvre du Programme de Coopération Monétaire en Afrique (Pcma) en 2009 faisant le point, par pays, du respect des critères de convergence définis dans ce cadre.

Il sera aussi occasion de plancher sur les activités du Comité conjoint Commission de l’Union Africaine-Abca, chargé de l’élaboration d’une stratégie de mise en place de la Banque Centrale Africaine (Bca). La Bceao rappelle que l’application du Programme de Coopération Monétaire en Afrique a été prévue en deux grandes étapes.

A savoir, l’adoption par chacune des cinq sous-régions d’un programme formel d’intégration monétaire à l’horizon 2015 ; l’introduction de la monnaie commune et de la Banque centrale africaine en 2021. A cet effet, poursuit la même source, des critères de convergence, dont 4 critères de premier rang et 6 critères de second rang, ont été définis au niveau des sous-régions ainsi qu’au plan continental.

Selon l’institution monétaire, « il s’agit de critères de stabilité macroéconomique interne et externe qui devraient être respectés par au moins 51% des pays membres de l’Abca, avant le lancement de l’Union monétaire africaine ».

La Banque Centrale indique que l’Abca est chargée du suivi de la mise en œuvre du Pcma. Dans ce cadre, ajoute-t-elle, un rapport d’étape est produit et validé par la réunion ordinaire du Conseil des Gouverneurs. Et de préciser que « sur la base du dernier rapport d’étape publié, 42% des pays membres de l’Association ont respecté les quatre critères de premier rang, soit 20 pays ».

Elle rappelle qu’au titre de la future Banque Centrale Africaine, le Bureau de l’Abca a décidé en février 2010 de confier à un Comité de pilotage la réalisation de l’étude stratégique sur sa création.

Selon elle, ce Comité est composé de trois (3) experts désignés par la Commission de l’Union Africaine et de cinq (5) experts représentant les Comités sous-régionaux de l’Abca, en plus de la Banque Centrale du Nigeria qui en assurera la présidence.

La même source ajoute que le Bureau a également retenu que la Bceao et la Beac désignent les experts provenant de leurs sous-régions, au regard de leurs expériences en matière de gestion d’une monnaie commune à plusieurs Etats. « Les démarches sont en cours pour le démarrage des travaux de ce comité dont les membres résideront à Abuja », poursuit la Bceao.

Un programme riche

Il sied de souligner que la régulation et la stabilité du système financier demeurent des sujets de préoccupations aux instituts d’émission en Afrique.

La crise économique et financière de 2009 est encore fraîche dans les mémoires. Afin de se prémunir et consolider leur croissance, les banques centrales africaines, réunies au sein de l’Association des banques centrales africaines (ABCA), en débattront au cours de la rencontre de Dakar.

Mais qu’est-ce donc, l’ABCA ?

L’association été créée à la suite de la 1ère réunion des gouverneurs de Banques centrales africaines, tenue du 15 au 22 février 1965 à Addis-Abeba en Ethiopie. Au 30 juin 2010, l’ABCA regroupait 39 banques centrales. Elle est présidée par le Gouverneur de la Banque centrale de la République démocratique du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo.

Jean-Marie Nkambua/L’Avenir


(CL/PKF)