Les pays membres de la région des Grands Lacs sont plus que jamais déterminés à éradiquer l’exploitation illégale des ressources naturelles dans la sous-région.

C’est dans cette dynamique que les experts de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) se réunissent depuis hier mardi 17 août, à l’hôtel Venus de Kinshasa pour formuler des recommandations allant dans le sens de déceler des voies de sortie de crise qui seront orientées vers des actions concrètes.

Le coordonnateur national de la CIRGL, Baudouin Hamuli Kabarhuza, a procédé à l’ouverture de la conférence sur l’« exploitation illégale des ressources naturelles et les Droits économiques, sociaux et culturels en République démocratique du Congo ».

Cette conférence est organisée par la CIRGL, en partenariat avec la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) et le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme en RDC.

Dans son mot de circonstance, Baudouin Hamuli a indiqué que cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs du sommet spécial de la CIRGL prévu en novembre 2010 à Kinshasa.

Avant de faire observer que la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles reste une de dernières manches des efforts pour la stabilisation de la RDC. L’exploitation des ressources forestières et minières, a-t-il fait savoir, sont l’objet de convoitise dans le chef notamment de groupes armés irréguliers opérant dans l’Est du pays, de forces négatives et rebelles en provenance des pays voisins que l’armée nationale est en train de neutraliser avec succès.

Le coordonnateur national de la CIRGL a notamment cité le rapport des experts de l’ONU, des ONG internationales et des groupes d’études régionales qui ont bien montré que ces groupes criminels bénéficient des complicités des réseaux commerciaux opportunistes et mafieux dont les ramifications passent par les Etats voisins jusque dans certaines sociétés d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Cette lutte, selon Baudouin Hamuli, nécessite des efforts de solidarité régionale.

Raison pour laquelle il a cité l’aide des partenaires internationaux consistant en la mise en place des stratégies appropriées, notamment la Task Force de l’Union européenne qui se concerte avec l’OCDE pour exiger des entreprises européennes travaillant avec les Grands Lacs de faire preuve de transparence et respect de la légalité dans les opérations commerciales. Ce, conformément aux normes internationales ; la récente loi signée par Obama sur la lutte contre les minerais de conflits.

Soulignant l’importance du sommet de Kinshasa, Baudouin Hamuli a indiqué que ce rendez-vous sera une occasion extraordinaire pour les pays des Grands Lacs d’adopter des mesures dans le but non seulement de réprimer les pratiques qui maintiennent les conflits dans la région. Mais aussi, de favoriser le redressement général du commerce et de la coopération régionale respectueux du droit international. « C’est dans cette voie que les Etats auront enfin des ressources pour reconstruire les Etats et garantir les droits économiques et sociaux des peuples », a fait observé le coordonnateur Hamuli.

Bienvenu Ipan/Le Potentiel


(Ern/TN/GW/PKF)