Quatre expositions seront également à ce rendez-vous, dont Géo-Graphics, mais aussi le haut du pavé de la musique, de la littérature et des arts de la scène avec des artistes aussi engagés que Rokia Traoré, Angélique Kidjo, Didier Awadi ou Germaine Acogny.
L’artiste musicien de la République démocratique du Congo, Papa Wemba, est à l’affiche cet été au festival dénommé « L’Afrique visionneur » de Belgique, pouvait-on lire dans Africultures.
Ouvert depuis le 30 mai 2010, ce festival va se clôturer le 29 septembre 2010 à Bruxelles. Il est organisé par le Palais des Beaux-Arts, en collaboration avec le Musée royal de l’Afrique centrale (MRAC). Ce, à l’occasion des cinquante ans des indépendances de la République du Congo et de 16 autres pays africains.
Cette rencontre interculturelle met en valeur la culture africaine d’hier et d’aujourd’hui. Il sera aussi le point de départ d’une vision à long terme sur la manière de présenter le patrimoine culturel africain et la culture africaine, aussi bien en Afrique qu’en Europe.
Quatre expositions seront également à ce rendez-vous, dont Géo-Graphics, mais aussi le haut du pavé de la musique, de la littérature et des arts de la scène avec des artistes aussi engagés que Rokia Traoré, Angélique Kidjo, Didier Awadi ou Germaine Acogny.
Par ailleurs, les liens qui unissent la Belgique et le Congo méritent des festivités particulières sous le label congobozar@bozar.
Avec, en point d’orgue, un grand concert dénommé « 50 ans de musique congolaise » qui sera à Bruxelles en exclusivité européenne !
Pour pimenter le tout, un parcours public mènera au grand hall Horta du Palais des Beaux-Arts, spécialement aménagé pour accueillir la retransmission des matchs de la 19ème coupe du monde de football 2010 en Afrique du Sud.
Mais aussi des concerts, des projections, des animations et des dégustations...
Qui est Papa Wemba ?
Avec la plateforme « L’Afrique visionneur », par-delà l’organisation de festivités anniversaire, constitue une autre vision des relations entre la Belgique et l’Afrique que proposent Bozar et le Musée royal de l’Afrique centrale. Une nouvelle collaboration sera ainsi initiée au Palais des Beaux-Arts à l’occasion de la rénovation du Musée de Tervuren, dès 2012.
Jules Shungu Wembadio Pene Kinkumba– son nom pour l’état civil –, Papa Wemba est né au Kasaï, en République démocratique du Congo (ex-Zaïre) en 1949.
Sa mère était pleureuse professionnelle dans les soirées funéraires ou veillées mortuaires. En entraînant régulièrement son fils avec elle, elle l’initia à la musique et au chant.
Il connut son premier succès en 1970 à Kinshasa, où il était chanteur, compositeur et co-fondateur du groupe Zaïko Langa Langa.
Le groupe devient très vite la figure de proue d’une génération de jeunes zaïrois qui trouve la rumba traditionnelle sur laquelle l’Afrique danse depuis les années 50 un peu trop lente et démodée. Mais avec l’arrivée du rock, les rythmes se sont accélérés.
Zaïko Langa Langa cherche alors à dynamiser et renouveler la rumba nonchalante en vogue. Le succès est immédiat. Très vite, Papa Wemba devient une vedette et domine son groupe. En 1974, il créa son propre groupe Isife Lokole, et en 1976 il créa Viva La Musica, composé d’une quinzaine de musiciens.
Vers 1979, il chante quelques mois dans l’orchestre Afrisa International de Tabu Ley, autre star zaïroise avec laquelle Papa Wemba a déjà travaillé à la fin des années 60.
Dans l’espoir de gagner une plus grande audience et pour bénéficier de matériel plus performant il se rendit à Paris au début des années 80 et depuis il se partage entre la France et la RDC.
Papa Wemba est aussi un adepte de la « Sape », entendez la Société des ambianceurs et des personnes élégantes.
Né au Congo à la fin des années 70, ce mouvement prend toute son ampleur à l’étranger et en particulier en France. La Sape est un phénomène d’abord vestimentaire fondé sur une élégance flamboyante et exagérée.
Bienvenu Ipan/Le Potentiel
(Ern/BT/PKF)