La Minière de Bakwanga, autrefois leader mondial du diamant industriel (et non de joaillerie, comme écrit par erreur dans l’édition no. 4996 du 10 août 2010), n’existe plus que juridiquement. Techniquement, non. Place désormais aux dragues des particuliers qui écument le polygone et disparaissent au fond de la poche. Comme un téléphone portable.
Pour la 5000ème édition du quotidien Le Potentiel, l’Apostropheur national s’en va enquiquiner, une fois de plus, la classe politique.
Alors, de quoi parlerions-nous ? Eh bien, je vous propose le deuxième – et je l’espère de tout mon cœur – le dernier épisode du désormais célèbre « feuilleton MIBA ». A moins que n’en décident autrement les protagonistes.
La Minière de Bakwanga, autrefois leader mondial du diamant industriel (et non de joaillerie, comme écrit par erreur dans l’édition no. 4996 du 10 août 2010), n’existe plus que juridiquement. Techniquement, non. Place désormais aux dragues des particuliers qui écument le polygone et disparaissent au fond de la poche. Comme un téléphone portable.
Les derniers spoliateurs en date sont des officiels. Sous prétexte d’ériger une « Cité des sénateurs », ils ont, sur papier, loti 4 ha 85 a (mais réellement 9 ha 72 a) dans la concession de la Minière, pour y ériger leurs résidences. Renseignement pris à la suite des dénonciations réciproques entre acquéreurs, les spoliateurs ne sont pas que des politicailleurs originaires du Kasaï Oriental.
Des sources indiquent que la liste comprend des ministres du gouvernement central et provincial, des sénateurs, des députés nationaux et provinciaux, des hauts cadres de la MIBA. Certains acquéreurs, pressentant le retour de la manivelle, ont habilement vendu « leurs parcelles », quitte à brandir leur innocence dans le sulfureux dossier.
Sulfureux, le dossier l’est. Aussi, le dernier Conseil des ministres a-t-il institué une commission interministérielle pour faire la lumière. Curieusement, un seul ministre, sur les trois désignés, a effectué le déplacement de Mbuji-Mayi. Ce voyage en solitaire lui a valu le camouflet de la PAD de la MIBA, laquelle a publiquement snobé le ministre qui voulait se faire recevoir chez le gouverneur de province en sa compagnie.
La MIBA souffre des interférences politiques. Déjà, en 1998, le pouvoir AFDL lui avait ravi sa trésorerie pour s’armer et mener la guerre contre le MLC, le RCD, les Rwando-Ougando-Burundais.
Dans la foulée, une portion de sa concession a été offerte à une nébuleuse concurrente, la SENGAMINES de Billy Rautenbach et consorts. Peu après, un contrat léonin a hypothéqué sa production au profit exclusif d’EMMAXON, propriété d’un certain Dan Gertler. C’est alors que la MIBA, sans outil de travail, a rendu l’âme. D’où l’alternative politicienne de construire des cases sur ses décombres !
Le Potentiel
(CL/Yes)