Ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel - EPSP -, Maker Mwangu s’en tient à cette date afin que toutes les écoles arrivent à épuiser les matières à temps. Il a exhorté les enseignants au respect du calendrier scolaire dans le délai en vue d’assurer la bonne formation des élèves.

Maker Mwangu Fwamba a émis le veux de voir tous les élèves de la RD-Congo reprendre le chemin de l’école le 6 septembre de cette année. Il l’a déclaré lors de la dernière conférence des ministres provinciaux de l’éducation RD-congolaise tenue à Matadi dans le Bas-Congo. Cela permettra aux écoles d’épuiser le programme alors que les élèves l’ont très bien assimilé les matières. Les performances réalisées par les finalistes aux épreuves des examens d’Etat édition 2010 sont aussi dues au respect du calendrier scolaire, pense le ministre de l’EPSP. Il a exhorté les parents d’élèves de travailler en synergie avec les enseignants pour que ce souhait soit effectif.

Les syndicats entrent en scène

Pendant que Maker Mwangu souhaite une rentrée scolaire effective sur l’ensemble du territoire RD-congolais, certains syndicats et écoles du pays menacent de la boycotter.

Les enseignants et les responsables du collège Saint Pie X. dans la commune Ngingiri en l’occurrence veulent d’abord voir leur salaire du second trimestre payé avant de tenir les craies. Cette menace de boycott remonte à la clôture de l’année scolaire 2009-2010 au mois de juin dernier. Ces enseignants n’arrivent pas à comprendre comment et pourquoi leurs salaires du second trimestre ne sont toujours pas payés alors que les parents d’é1èves ont soldé la quasi-totalité des frais de tous les trois trimestres.

Le comité de parents a exigé un contrôle de gestion des frais scolaires les gestionnaires refusent l’audit de la comptabilité de cette école. Ce refus d’auditer semble cacher plusieurs cas de détournements perpétré dans cette école. Ce cas est loin d’être isolé, on enregistre les salaires non payés et le manque de motivation des enseignants dans plusieurs écoles du pays.

Les parents d’élèves, quant à eux, semblent ne pas être prêts pour envoyer leurs rejetons à l’école. Il suffit de faire un tour au marché là où se vendent les objets classiques pour s’en rendre compte.

Les vendeurs affirment ne pas vendre comme ils le font à la veille des rentrées scolaires. Le faible budget des parents leur difficulté à nouer les deux bouts de mois, les salaires qui sont devenus presque hypothétiques... sont autant de problèmes auxquels sont confrontés ceux qu’il sont censés envoyer leurs enfants à l’école.

Vouloir l’effectivité de la rentrée scolaire 2010-2011 est une chose la matérialisation de cette rentrée en est une autre pensent d’aucuns le ministre de l’EPSP a tout intérêt à assainir son secteur pour concrétiser son vœu.

Barick Buema/AfricaNews


(TN/Ern./GW/Yes)