Selon la coordinatrice de la section des droits de l’homme de la Monusco/Mbuji-Mayi, plusieurs cas de violation des droits impliquant spécialement les hommes politiques de la province ont été rapportés auprès de leur service, ainsi que les professionnels des médias et la population reçoivent aussi des menaces de mort.
L’augmentation des cas de violation des libertés individuelles devient de plus en plus préoccupante sur toute l’étendue de la province du Kasaï-Oriental. De tous les cas, les hommes politiques sont les plus visés. Ce constat malheureux a été fait par Marie-Jocelyne Palenque, qui est la Coordinatrice de la section des droits de l’homme de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco).
D’après celle-ci qui s’était confiée à la radio okapi, ces dernières semaines, plusieurs cas de violation des droits rapportés à la Monusco impliquent notamment des responsables politiques de la province. Le samedi dernier a-t-elle indiqué, un responsable politique a été événement tabassé. « Des policiers commis à la garde d’une autorité communale lui ont cassé les dents », a-t-elle ajouté, rapporte la radio onusienne.
Poursuivant ses propos, Mme. Marie Jocelyne a évoqué un autre cas de menaces proférées contre un autre opérateur politique, qui a été poussé à la clandestinité. Si les responsables politiques sont ainsi touchés, ailleurs, ce sont les professionnels des médias et la population qui sont l’objet des menaces de mort. La radio okapi parle ainsi de trois journalistes de la place qui vivent actuellement en clandestinité depuis samedi, parce qu’ils sont recherchés par les services de sécurité.
« Le troisième cas, qui est plus grave, c’est celui d’une jeune fille qui a été victime d’agression sexuelle. Après, on a arrêté la victime! Ça n’augure pas le changement de la situation des droits de l’homme dans la province », a renchéri la coordinatrice de la section des droits de l’homme de la Monusco. Elle a appelé les autorités provinciales à s’investir pour mettre un terme à ces violations.
La source termine en soulignant que la Coordinatrice a demandé à la population locale de ne pas négocier avec les auteurs de ces crimes mais de les dénoncer et de porter plainte afin d’aider la justice à faire son travail.
Cet appel remet les citoyens dans les droits qui sont les leurs. Désormais, ils ne devront donc plus se laisser intimider au risque de jouer le jeu de ces criminels, qui ne méritent que la justice. C’est maintenant ou jamais que ces actes de banditisme doivent être dénoncés et être sévèrement sanctionnés, si on veut réellement aller vers un Etat de droit.
Par ailleurs, les forces onusiennes qui se trouvent dans cette province sont priées d’appuyer les éléments de la Police nationale congolaise (Pnc) dans le démantèlement des auteurs de ces troubles et dans la sécurisation des populations. Car, estime-t-on, il ne suffit pas seulement de dénoncer les méfaits, mais il faut aussi contribuer au renforcement des Capacités des unités congolaises pour mieux faire le travail qu’on attend d’elles.
Yassa/L’Avenir
(TH/GMM/PKF)